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[Vol. 2.]
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LIVRE XI.

Juillet mu.

IVril «l« I.iiiolsau mouillaged’Alg^siraa.

L’etcadrofranco-eapagnolede Cadix sortpour

venir au secoursde la divisionLinoisà Algitairas.

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pilainc de Y Indomptable, était mort glorieusement. Nous comp-tions environ 200 morts et 300 blessés, en tout 500 officierset marins hors de combat, sur 2 mille qui montaient l’escadre.Mais les Anglais avaient eu 900 hommes atteints par le feu ;leurs vaisseaux étaient criblés.

Quelque glorieuse que fût cette action, tout n’était pas fini.Il fallait, dans l’état de délabrement où se trouvaient nos vais-seaux, se tirer du mouillage d’Algésiras. L’amiral Saumarez.furieux, jurant de se venger dès que Linois quitterait son asilepour se rendre à Cadix, faisait de grands préparatifs. Il em-ployait les vastes ressources du port de Gibraltar à remettresa division en état de combattre, et préparait mémo des brû-lots, résolu à incendier au moins les vaisseaux français, s’il nepouvait les attirer en pleine mer. L’amiral Linois n’avait, pourréparer ses avaries, que les ressources à peu près milles d’Al-gésiras. L’arsenal de Cadix, i» la vérité, se trouvait près delà; mais il était peu aisé d’en tirer des matières par mer àcause des Anglais, par terre à cause de la difficulté des trans-ports ; et cependant les hautes manœuvres des vaisseaux fran-çais étaient détruites, plusieurs de leurs grands mâts se trou-vaient ou coupés, ou fortement endommagés. L’amiral Linoisfit de son mieux pour se mettre en mesure de reprendre lamer. C’est à peine si on avait de quoi panser les blessés. Ilavait fallu que les consuls français des ports voisins amenassenten poste des médecins et des médicaments.

Il y avait en ce moment à Cadix l’escadre espagnole venuedu Ferrol, plus les six vaisseaux donnés à la France, et équi-pés à la hâte par l’amiral Dumanoir. La force de ces deuxdivisions, sous le rapport du nombre, était fort rassurantesans doute; mais la marine espagnole, toujours digne, par sabravoure, de l’illustre nation à laquelle elle appartenait, seressentait de la négligence générale, qui paralysait toutes lesressources de la monarchie. La division de l’amiral françaisDumanoir, à peine équipée avec des marins de toute origine,