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[Vol. 2.]
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PAIX GÉNÉRALE.

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gleterre, mais pas davantage à résister aux desseins de la Juillet isoi.France en Occident. Aussi le Premier Consul ne prenait-ilplus aucune peine de cacher ses vues. Il venait de convertir,par un simple arrête, le Piémont en départements français,sans paraître s’inquiéter des réclamations du négociateurrusse. 11 avait déclaré, quant à Naples, que le traité de Flo-rence resterait la loi imposée à cette cour. Gènes venait delui soumettre sa constitution, afin qu’il y apportât certainschangements, destinés à rendre plus forte l’autorité du pouvoirexécutif. La République cisalpine, composée de la Lombardie,du duché de Modène et des légations, constituée une pre-mière fois par le traité de Campo-Formio, une seconde foispar le traité de Lunéville, s’organisait de nouveau en Étatallié, et-dépendant de la France. La Hollande, à l’exemple dela Ligurie, soumettait sa constitution au Premier Consul, poury donner plus de force au gouvernement, espèce de réformequi s’opérait, en ce moment, dans toutes les républiques fillesde la République française. Enfin les petits négociateurs, quinaguère encore cherchaient un appui auprès de M. de Kalit-chelf, l’orgueilleux ministre de Paul I er , en étaient aujourd’huiaux regrets d’avoir recherché ce protectorat, et demandaientà la faveur seule du Premier Consul l’amélioration de leurcondition. C’étaient surtout les représentants des princesd’Allemagne, qui montraient à cet égard le plus grand em-pressement. Le traité de Lunéville avait posé le principe dela sécularisation des États ecclésiastiques, et du partage deces États entre les princes héréditaires. Toutes les ambitionsétaient mises en éveil par ce futur partage. Les grandescomme les petites puissances aspiraient à obtenir la meilleurepart. L’Autriche, la Prusse, quoiqu’elles eussent perdu bienpeu de chose à la gauche du Rhin, voulaient participer auxindemnités promises. La Bavière, le Wurtemberg, Baden, lamaison d’Orange, assiégeaient de leurs instances le nouveauchef de la France, parce que, partie principale au traité de