PAIX GENERALE.
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1er que l’ile serait placée sous la protection (l’une puissancegarante; car il ne comptait guère sur la force de l’ordre pourla défendre, quand mémo on réussirait à le constituer. Onn’était pas d’accord avec nous sur la puissance garante. Lepape, la cour de Naples, la Russie étaient successivement misen discussion et repoussés. Enfin la forme même de la rédac-tion présentait certains embarras. Comme l’effet de ce traitésur l’opinion publique devait être grand dans les deux pays,on tenait, des deux côtés, à l’apparence autant qu’à la réalité.L’Angleterre consentait bien à énumérer, dans le traité, lesnombreuses possessions qu’elle restituait à la France et à sesalliés, mais elle voulait énumérer aussi colles qui lui étaientdéfinitivement acquises. Cette prétention était juste, plus justeque celle du Premier Consul, qui voulait que les objets resti-tués à la France, à la Hollande, à l’Espagne, fussent énumérés,et que le silence observé à l’égard des autres fût pour l’An-gleterre la seule manière d’en acquérir la propriété.
A ces difficultés peu graves au fond, s’en joignaient d’ac-cessoires, relativement aux prisonniers, aux dettes, aux sé-questres, surtout aux alliés des deux parties contractantes,et au rôle qu’on leur assignerait dans le protocole. Cependanton était pressé d’en finir, et de mettre un terme aux anxiétésdu monde. D’une part, le cabinet anglais voulait avoir concluavant la réunion du Parlement, de l’autre, le Premier Consulcraignait à tout moment d’apprendre la reddition d’Alexandrie,car la résistance prolongée de celte place laissait planer undoute utile à la négociation. Impatient do grands résultats, ilsoupirait après le jour où il pourrait faire entendre à laFrance le mot si nouveau, si magique, non pas de paix avecl’Autriche, avec la Prusse, avec la Russie, mais de paix géné-rale avec le monde entier.
En conséquence, on convint de consacrer immédiatementles grands résultats obtenus, et de remettre à une négociationultérieure les difficultés de forme et de détail. Pour cela on
Août 1801.
On convient«le part et (Vautre(le signer la paixsous formede préliminaires.