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LIVRE XI.
Octub. 1801.
Traité
avec la Bavière.
Traite'
avec la Russie.
Des conventions semblables furent faites avec les régencesde Tunis et d’Alger.
Un traité fut signé avec la Bavière pour la replacer, à l’é-gard de la République, dans les rapports d’alliance qui avaientexisté autrefois entre cette cour et la vieille monarchie fran-çaise, lorsque celle-ci protégeait toutes les puissances alle-mandes de second odre, contre l’ambition de la maison d’Au-triche. C’était un véritable renouvellement des traités deWestphalic et de Teschen. La Bavière faisait à la France l’a-bandon direct de tout ce qu’elle avait possédé jadis sur larive gauche du Rhin. En retour, la France promettait d’em-ployer son influence, dans les négociations dont les affairesgermaniques seraient bientôt les sujet, pour procurer à laBavière une indemnité suffisante, et convenablement située.La France, en outre, lui garantissait l’intégrité de ses Etats.
Enfin, pour achever l’œuvre de cette pacification générale,le traité avec la Russie, qui rétablissait de droit une paixexistant déjà de fait, fut signé après de longs débats, entreM. de Markoff et M. de Talleyrand. Le nouvel empereur avaitmontré, comme on l’a vu, moins d’énergie dans sa résistanceaux prétentions maritimes de l’Angleterre, mais aussi moinsd’ostentation et d’exigence dans la protection accordée auxpetits États allemands et italiens, qui avaient fait partie de lacoalition contre la France. Alexandre n’avait jamais élevé dedifficultés quant à l’Égypte; mais, en tout cas, elles étaienttoutes supprimées par les derniers événements. Il ne préten-dait plus à la qualité de grand-maître des chevaliers de Malte,ce qui rendait facile la reconstitution de l’ordre sur son ancienpied, ainsi qu’on en était convenu avec l’Angleterre. Il n’yavait eu de différend sérieux avec Alexandre, que sur Napleset sur le Piémont. En persistant, en gagnant du temps, onavait vaincu les principales difficultés relativement à ces deuxÉtats. L’évacuation de la rade de Tarente venait d’être pro-mise aux Anglais. La Russie s’en tenait pour satisfaite, et y