PAIX GÉNÉRALE.
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voyait l’accomplissement d’une condition essentielle à son hon- octob. isoi.neur, l’intégrité des États de Naples. Elle avait cessé de par-ler de Pile d’Elbe. Quant au Piémont, chaque jour ajouté ausilence de l’Angleterre, pendant la négociation de Londres,avait enhardi le Premier Consul y ne pas rendre cette impor-tante province au roi de Sardaigne. La Russie invoquait lespromesses qui lui avaient été faites à ce sujet. Le PremierConsul répondait, en disant qu’on lui avait promis aussi dedéfendre le vrai droit maritime dans toute sa teneur, et qu’onen avait abandonné une partie à l’Angleterre. On convint d’unarticle, par lequel on se promettait de s’occuper à l’amiable,et de gré à gré, des intérêts de S. M. le roi de Sardaigne, etd ’y avoir les égards compatibles avec l’état actuel des choses.
C’était se donner une grande liberté relativement à ce prince,et notamment celle de l’indemniser un jour, avec le duché deParme ou de Plaisance, comme le Premier Consul en avaitalors la pensée. La conduite du roi de Sardaigne, son dévoue-ment aux Anglais pendant la dernière campagne d’Égypte,avaient profondément irrité le chef du gouvernement fran-çais. Celui-ci, néanmoins, avait de meilleures raisons quela colère: il tenait au Piémont comme à la plus belle desprovinces italiennes pour nous, car elle nous permettait dedéboucher, toujours en Italie, et d’y avoir sans cesse une ar-mée. Elle devenait enfin pour la France ce que le Milanaisavait été si long-temps pour l’Autriche.
On avait été constamment d’accord avec la Russie sur lesaffaires d’Allemagne; il n’y avait par conséquent aucune diffi-culté sur ce dernier sujet.
On rédigea donc le traité d’après ces bases, de concert avecle nouveau négociateur, M. de Markofï, récemment arrivé de Pé-tersbourg. On signa un premier traité patent, où il fut dit pure-ment et simplement, que la bonne intelligence était_ rétablie^entre les deux gouvernements, et qu’ils ne souffriraient pas queles sujets émigrés de l’un ou de l’autre pays, entretinssent des
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