CONCORDAT.
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sanl, en possession d’une grande partie du sol, ne sup- Mar» moi.portant aucune des charges publiques, faisant seulement État du dergdquand il lui plaisait des dons volontaires au trésor royal, con- i» dévolution,stitué en pouvoir politique, et formant l’un des trois ordresqui, dans les Etats-Généraux, exprimaient les volontés natio-nales. La Révolution avait emporté le clergé avec sa fortune,son influence et ses privilèges; elle l’avait emporté avec lanoblesse, les parlements, et le trône lui-méme. Il était im-possible qu’elle fit autrement. Un clergé propriétaire, et con-stitué en pouvoir politique, pouvait convenir dans la sociétédu moyen âge, être utile alors à la civilisation, mais il étaitinadmissible au dix-huitième siècle. L’Assemblée Consti-tuante avait bien fait de l’abolir, et de mettre à la place unclergé voué uniquement aux fonctions du culte, étranger auxdélibérations de l’État, salarié au lieu d’être propriétaire.
Mais c’était exiger beaucoup du Saint-Siège, que de lui de-mander l’approbation de tels changements. Si on voulaitréussir, il fallait s’en tenir là, et ne pas lui fournir un prétextelégitime de dire, qu’on attaquait la religion elle-même, dansce qu’elle avait d’immuable et de sacré. L’Assemblée Consti-tuante, poussée par ce goût de régularité, si naturel à l’espritdes réformateurs, assimila, sans hésiter, l’administration del’Église à celle de l’État. Il y avait des diocèses trop vastes, Constitution
. civile du clerg
d'autres trop restreints; elle voulut que la circonscriptionecclésiastique fut la même que la circonscription administra-tive , et créa un diocèse par département. Rendant électivestoutes les fonctions civiles et judiciaires, elle voulut rendreélectives aussi les fonctions ecclésiastiques. Cette dispositionlui paraissait d’ailleurs un retour aux temps de la primitiveÉglise, où les évêques étaient élus par les fidèles. Elle sup-prima du même coup l’institution canonique, c’est-à-dire laconfirmation des évêques par le pape; et de toutes ces dispo-sitions, elle composa ce qu’on a nommé la Constitution civiledu clergé. Les hommes qui agissaient de la sorte étaient ani-