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[Vol. 2.]
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CONCORDAT.

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souvent même au profit des ennemis de la France. Ceux qui Mars woi.étaient morts, et le nombre en était grand depuis dix années,ceux-là étaient partout remplacés par des administrateurscachés, revêtus des pouvoirs de la cour de Rome. De ma-nière que Tune des précautions les plus sages, les plus an-ciennes de l’Église gallicane, celle de faire administrer lessièges vacants par les chapitres et non par les agents duSaint-Siège, était complètement abandonnée. L’Église fran-çaise avait ainsi perdu son indépendance, car elle était directe-ment gouvernée par Rome, quand elle cessait de l’être pardes évêques complices de l’émigration. Avec encore un peude temps, les évêques émigrés devant être presque tous morts,l’Église entière de France eût été placée sous l’autorité ultra-montaine.

Il y a des hommes que cet aspect moral d’une société dé-chirée par mille sectes, touche peu; ils veulent que le gouver-nement dédaigne comme lui étant étrangères, ou respectecomme sacrées pour lui, ces divergences religieuses. Cepen-dant il y a quelque chose qui ne permet pas cette superbeindifférence, c’est le trouble profond de la société, surtoutquand ce trouble est toujours prêt à se changer en désordrematériel.

Ces clergés divers s’efforcaient d’attirer à eux les con- influence

. - . . _ , . ilu clergé hostile

sciences. Le clergé constitutionnel avait peu de pouvoir ; il au gouverne-était seulement un sujet de récriminations pour les Jacobins,qui avaient l’habitude de dire que la Révolution était partoutsacrifiée, notamment dans la personne des seuls prêtres quise fussent attachés à sa cause; à quoi le gouvernement nepouvait évidemment rien, car il ne dépendait pas de luide disposer des fidèles, en faveur d’un clergé ou d’unautre. Mais le clergé réputé orthodoxe agissait sur les espritsdans un sens entièrement contraire à l’ordre établi. Il cher-chait à tenir éloignés du gouvernement, tous ceux que lafatigue des dissensions civiles tendait à ramener au Premier