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LIVRE XII.
Mats L801. soumission des prêtres au nouveau gouvernement, avait inter-prété le silence de Rome, et fait parvenir en France, au sujetde la promesse , des lettres improbatives, qui jetaient un nou-veau trouble dans les consciences.
a qui obéissaient Tous ces prêtres, ainsi divisés, avaient chacun leur hiérar-
les assermentés
et les non-asser- chie. Les prêtres constitutionnels obéissaient aux évêques,
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élus sous le régime de la Constitution civile. Parmi cesévêques, il y en avait do morts, les uns naturellement,les autres violemment. Ceux qui étaient morts avaientété remplacés par des évêques, qui, n’ayant pas été ré-gulièrement élus, au milieu de la proscription qui frappaitégalement tous les cultes, avaient usurpé leurs pouvoirs,ou s’étaient fait élire par des chapitres clandestins, espècesde coteries religieuses sans aucune autorité, ni légale ni mo-rale. Ainsi les pouvoirs des évêques constitutionnels eux-mêmes, du point de vue de la Constitution civile, étaient chezquelques-uns d’entre eux contestés, et frappés de discrédit.Il y avait dans ce clergé un certain nombre de sujets re-spectables ; mais, en général, ils avaient perdu la confiancedes fidèles, parce qu’on les savait en désaccord avec Rome,et parce qu’ils avaient, en se mêlant aux disputes religieuseset politiques du temps, perdu la dignité du sacerdoce. Plu-sieurs , en effet, étaient des clubistes violents, et sans mœurs.Les meilleurs étaient des prêtres sincères, que la fureur dujansénisme avait jetés dans le schisme.
Le clergé prétendu orthodoxe avait aussi ses évêques,exerçant une autorité moins publique, mais plus réelle, et fortdangereuse. Les évéques non-assermentés avaient presquetous émigré. Il y en avait en Italie, en Espagne, en Alle-magne, surtout en Angleterre, où ils étaient attirés parlessubsides du gouvernement britannique. Correspondant avecleur diocèse, par le moyen de grands-vicaires choisis par euxet approuvés par Rome, ils gouvernaient leur église du seinde l’exil, sous l’inspiration des passions que l’exil fait naître,