CONCORDAT.
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saient que s’il donnait l’exemple en se faisant protestant, elle Mars isoi.suivrait cet exemple avec empressement.
Le Premier Consul résistait de toutes les forces et de saraison et de son éloquence, à ces vulgaires conseils. Il s’étaitformé une bibliothèque religieuse, composée de peu de livres,mais bien choisis, relatifs pour la plupart à l’histoire de l’Église,et surtout aux rapports de l’Église avec l’État; il s’était faittraduire les écrits latins de Bossuet sur cette matière; il avaitdévoré tout cela, dans les courts instants que lui laissait la di-rection des affaires, et suppléant par son génie à ce qu’il igno-rait, comme dans la composition du Code civil, il étonnait toutle monde par la justesse, l’étendue, la variété de son savoirsur la matière des cultes. Suivant sa coutume quand il étaitplein d’une pensée, il s’en expliquait tous les jours avec sescollègues, avec ses ministres, avec les membres du Conseild’État ou du Corps législatif, avec tous les hommes enfin dontil croyait utile de redresser l’opinion. Il réfutait successive-ment les systèmes erronés qu’on lui proposait, et le faisait pardes arguments précis, nets, décisifs.
Au système qui consistait à ne pas se mêler du tout des eponse du Pre-
. . . t mier Consul aux
affaires religieuses, il répondait que l’indifférence, tant prônée div « TS système»
c ' . A 1 1 1 -- proposas.
par certains esprits dédaigneux, était peu de mise chez unpeuple que l’on venait de voir, par exemple, envahir une église,et menacer de la saccager, parce qu’on avait refusé la sépul-ture à une actrice chérie du public. Comment rester indiffé-rent dans un pays qui, avec la prétention d’étre indifférent,l’était si peu?*Le Premier Consul demandait d’ailleurs com- Réponse à ceuxment on ferait pour ne pas s’en mêler, quand les prêtres as- qH ne’feûfpassegmentés ou non-assermentés se disputaient entre eux les édi- affaires du cuite,fices du culte, et venaient invoquer à chaque instant l’inter-vention de l’autorité publique pour saisir les uns et dessaisirles autres. Il demandait comment on ferait, lorsque le clergéconstitutionnel, déjà peu suivi par la population croyante, se-rait abandonné tout à fait par elle, et que le clergé qui avait
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