CONCORDAT.
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les Viennois, les Espagnols, consentiraient à recevoir ses dé- Mars tsoicisions ? On est donc trop heureux qu’il réside hors de chezsoi, cl qu’en résidant hors de chez soi, il ne réside pas chezdes rivaux, qu’il habite dans cette vieille Rome, loin de lamain des empereurs d’Allemagne, loin de celle des rois deFrance ou des rois d’Espagne, tenant la balance entre les;souverains catholiques, penchant toujours un peu vers le plusfort, et se relevant bientôt si le plus fort devient oppresseur. .
Ce sont les siècles qui ont fait cela, et ils Font bien fait. Pour }le gouvernement des âmes, c’est la meilleure, la plus bien- !faisante institution qu’on puisse imaginer. Je ne soutiens pas 1ces choses, ajoutait le Premier Consul, par entêtement de dé-vot, mais par raison. Tenez, disait-il un jour à Monge,celui des savants de cette époque qu’il aimait le plus, etqu’il avait sans cesse auprès de lui, tenez, ma religion, àmoi, est bien simple. Je regarde cet univers si vaste, si\compliqué, si magnifique, et je me dis qu’il no peut êtrele produit du hasard, mais l’œuvre quelconque d’un être in-connu, tout-puissant, supérieur à l’homme autant que l’uni- 5vers est supérieur à nos plus belles machines. Cherchez,
Monge, aidez-vous de vos amis, les mathématiciens et lesphilosophes, vous ne trouverez pas une raison plus forte,plus décisive, et, quoi que vous fassiez pour la combattre,vous ne l’infirmerez pas. Mais cette vérité est trop succinctepour l’homme; il veut savoir sur lui-même, sur son avenir,une foule de secrets que l’univers ne dit pas. Souffrez que lareligion lui dise tout ce qu’il éprouve le besoin de savoir, etrespectez ce qu’elle aura dit. 11 est vrai que ce qu’une reli-gion avance, d’autres le nient. Quant à moi, je conclus autre-ment que M. de Volney. De ce qu’il y a des religions diffé-rentes, qui naturellement se contredisent, il conclut contre \toutes; il prétend qu’elles sont toutes mauvaises. Moi, je les \trouverais plutôt toutes bonnes, car toutes au fond disent la ;même chose. Elles n’ont tort que lorsqu’elles veulent se pros-