CONCORDAT.
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aussi peut faillir, et cela s’est vu sous Napoléon môme, cerestaurateur si éclairé, si courageux, de l’ancienne Église ca-tholique.
Le plan du Premier Consul ne laissait donc rien à désirerpour l'etablissement définitif du culte ; mais il fallait s’occuperde la transition, c’est-à-dire du passage de l’état présent àl’état prochain, qu’on voulait créer. Comment faire à l’égarddes sièges existants? Comment s’entendre avec ces ecclésias-tiques de toute espèce, évêques ou simples prêtres, les unsassermentés et attachés à la Révolution, pratiquant publique-ment le culte dans les églises, les autres insermentés , émigrésou rentrés, exerçant clandestinement les fonctions de leurministère , et la plupart hostiles? Le général Bonaparte ima-gina un système, dont l’adoption était d’une immense difficultéà Rome, car, depuis dix-huit siècles de durée, l’Église n’avaitjamais fait ce qu’on allait lui proposer. D’après ce système,on devait abolir tous les diocèses existants. Pour cela, ons’adresserait aux titulaires qui vivaient encore, et le Pape leurdemanderait leur démission. S’ils la refusaient, il prononce-rait leur déposition ; et, quand on aurait ainsi fait table rase,alors on tracerait sur la carte de France soixante nouveauxdiocèses, dont quarante-cinq évêchés et quinze archevêchés.Pour les remplir, le Premier Consul nommerait soixante pré-lats, pris indistinctement dans les assermentés ou insermentés ,mais plutôt dans ces derniers, qui étaient les plus nombreux,les plus considérés, les plus chers aux fidèles. Il choisirait lesuns et les autres parmi les ecclésiastiques dignes de la con-fiance du gouvernement, respectables par leurs mœurs et ré-conciliés avec la Révolution française. Ces prélats, nomméspar le Premier Consul, seraient institués par le Pape, etentreraient sur-le-champ en fonctions, sous la surveillance del’autorité civile et du Conseil d’État.
Un salaire proportionné à leurs bcsoius leur serait allouésur le budget de l’État. Mais en retour le Pape reconnaîtrait
Mars 1801.
j. Système duPremier Consulpour passerde l’ancien étatau nouveau.
\ II veut;la suppression) des■anciens sièges,et la dépositionpar le Papedes titulaires deces sièges.