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[Vol. 2.]
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CONCORDAT.

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grand que celui qu’ou pouvait avoir à ménager les ressenti- Juin îæi.ments des prêtres , des émigrés, des princes déchus, mépri-sés et abandonnés de l’Europe en ce moment. Il déclara aucardinal Consalvi, qu’il était prêt à transiger sur certains dé-tails de rédaction qui offusquaient la cour de Rome, pourvuqu’au fond on lui accordât ce qu’il regardait comme indis-pensable , la création d’un établissement ecclésiastique tout àfait nouveau, qui fût son ouvrage, et qui réunit les prêtressages et respectables de tous les partis.

Le cardinal sortit pleinement rassuré de cette entrevue avecle Premier Consul. II se montra peu dans Paris, observa uneréserve convenable, également éloignée d’une sévérité outréeet de cette facilité italienne, tant reprochée aux prêtres ro-mains. Il accepta quelques invitations chez les ministres etles consuls, mais refusa constamment de se montrer dansles lieux publics. Il se mit à l’œuvre avec l’abbé Bernier, pourrésoudre les dernières difficultés de la négociation. Deuxpoints faisaient surtout obstacle à l’accord des deux gouver-nements: l’un relatif au titre de Religion d’État, qu’on cher-chait à obtenir pour la religion catholique, l’autre à la dépo-sition des anciens titulaires. Le cardinal Consalvi voulait que Dernières

prétentions de In

pour justifier, aux yeux de la chrétienté, les grandes conces- cour romaine,sious faites au Premier Consul, on pût alléguer une solennelledéclaration de la République française, en faveur de l’Églisecatholique; il voulait qu’on proclamât du moins la religioncatholique Religion dominante, qu’on promit l’abrogation deslois qui lui étaient contraires, que le Premier Consul s’enga-geât à la professer publiquement de sa personne. On regardaitson exemple comme devant être d’un effet tout-puissant surl’esprit des populations.

L’abbé Bernier répétait que proclamer une religion d’Etatou une religion dominante, c’était alarmer les autres cultes,faire craindre le retour d’une religion envahissante, oppres-sive, intolérante, etc., etc.; qu’il était impossible d’aller au