CONCORDAT.
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d’étre sacrifié au clergé insermenté. Il avait obtenu l’autorisa- Juin îeoi.tion de s’assembler, et de former une espèce de concile na- Concile <iucier S e
constitutionnel.
tional à Paris. Le Premier Consul avait accordé cette autori-sation, pour stimuler le zèle du Saint-Siège, et lui faire sentirle danger de ses lenteurs. On débita dans cette réunion beau-coup de choses très-peu sensées sur les coutumes de l’Egliseprimitive, auxquelles les auteurs de la Constitution civileavaient voulu ramener l’Église française. On y professa queles fonctions épiscopales devaient être conférées par l’élection, -que, s’il n’en était pas ainsi complètement, il fallait au moinsque le Premier Consul choisît les sujets sur une liste présentéepar les fidèles de chaque diocèse; que la nomination desévêques devait être confirmée par les métropolitains, c’est-à-dire par les archevêques, et celle de ces derniers seulementpar le Pape; mais que l’institution papale no pouvait pas êtrelaissée à l’arbitraire du Saint-Siège, et qu’après un délai dé-terminé il fallait qu’elle fut forcée : ce qui équivalait à l’anéan-tissement complet des droits de la cour de Rome. Tout ce quifut dit dans cette espèce de concile n’était cependant pas aussidépourvu de raison pratique. On y présenta quelques idéessaines sur la circonscription des diocèses, sur l’émission desbulles, sur la nécessité de ne souffrir aucune publication éma-née de l’autorité pontificale, sans la permission expresse del’autorité civile. On se promit de réunir ces diverses obser-vations sous la forme de vœux, qui seraient présentés au Pre-mier Consul pour éclairer ses résolutions. Ce qu’on répétaaussi très-volontiers et très-fréquemment dans cette assem-blée , c’est que, pendant la terreur, le clergé constitutionnelavait rendu de grands services à la religion proscrite, qu’iln’avait pas fui, pas abandonné les églises, et qu’il n’était pasjuste de le sacrifier à ceux qui, pendant la persécution, avaientpris le prétexte de l’orthodoxie pour se soustraire aux dan-gers du sacerdoce. Tout cela était exact, surtout pour les sim-ples prêtres, dont la plupart avaient eu véritablement les