CONCORDAT.
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effet ne résistaient à un arrangement avec Rome, que dans lacrainte d’être sacrifiés en masse aux anciens titulaires.
11 y avait une opposition plus redoutable auprès du Pre-mier Consul; c’était celle qui se produisait dans le ministèremême. M. de Talleyrand, blessé par l’esprit de la cour deRome, qui s’était montrée moins facile, moins indulgente qu’ilne l’avait cru d’abord, était devenu pour elle froid et malveil-lant. 11 contrariait visiblement la négociation, après l’avoircommencée avec assez de bonne volonté, quand il n’y voyaitqu’une paix de plus à conclure. Il était parti pour les eaux,comme nous l’avons déjà dit, laissant au Premier Consul unprojet tout rédigé, projet absolu dans la forme, blessant sansutilité, et que la cour de Rome ne voulait admettre à aucunprix. M. d’Hauterive s’était chargé de continuer son rôle.Ce dernier, engagé à moitié dans les ordres, en étant sorti àl’époque de la Révolution, était peu favorable aux désirs duSaint-Siège. 11 opposait mille difficultés de rédaction au pro-jet convenu entre l’abbé Bernier et le cardinal Consalvi. Ondevait y énoncer, suivant lui, d’une manière plus expresse etplus patente la destitution des anciens titulaires, y mention-ner la condition que les legs pieux ne pourraient être faitsqu’en rentes, y spécifier enfin dans un article formel la réha-bilitation catholique des prêtres mariés, etc. M. d’IIauterivefaisait ainsi renaître les difficultés de rédaction, devant les-quelles la négociation avait failli échouer. Le jour même dela signature, il envoya encore sur ces divers points un mé-moire des plus pressants au Premier Consul.
Tous ces débats terminés, il y eut une réunion des consulset des ministres, dans laquelle la question fut définitivementdiscutée et résolue. On y répéta les objections déjà connues;on y fit valoir l’inconvénient de froisser l’esprit français, d’a-jouter au budget de nouvelles charges, de mettre même, disait-on , les biens nationaux en péril, en réveillant chez le clergéancien, rétabli dans ses fonctions, plus d’espérances qu’on ne
Juillet 1801.
Opposition deN. de Tallevrandau Concordat.
Conseil de cou-vernement danslequel ie Concor-dat est adopte'.