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[Vol. 2.]
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CONCORDAT.

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au delà de quelques difficultés du moment, et il était résolu. Juillet isoi.

Il se montra tel dans ses paroles. Dès lors il n’y eut plus derésistance, sauf à désapprouver, à fronder même sa résolutionhors de sa présence. On se soumit, et l’ordre fut donné designer le Concordat, tel que l’abbé Bernier et le cardinal Con-salvi l’avaient définitivement rédigé.

Suivant son usage de réserver à son frère aîné la conclu- Joseph Bon»

parte chargé de

sion de tous les actes importants, le Premier Consul désigna signer^con-pour plénipotentiaires Joseph Bonaparte, le conseiller d’EtatCretet, et enfin l’abbé Bernier, à qui cet honneur était bien dûpour les peines qu’il s’était données, et l’habileté qu’il avaitdéployée dans cette longue et mémorable négociation. LePape eut pour plénipotentiaires le cardinal Consalvi, monsignorSpina, et le père Caselli, savant Italien qui avait suivi la léga-tion romaine, afin de l’aider de ses connaissances théologiques.

On se réunit pour la forme chez Joseph Bonaparte, on relut Signatureles actes, on fit ces petits changements de détail, toujours ré- 1 1 | f j{ ,illetservéspour le dernier moment, et, le 15 juillet 1801 (26 mes-sidor), on signa ce grand acte, le plus important que la courde Rome ait conclu avec la France, et peut-être avec aucunepuissance chrétienne, car il terminait l’une des plus affreusestourmentes que la religion catholique ait jamais traversées.

Pour la France, il faisait cesser un schisme déplorable, et lefaisait cesser en plaçant l’Eglise et l’État dans des rapportsd’union et d’indépendance convenables.

Il restait beaucoup à faire après la signature de ce traité,qui a porté depuis le titre de Concordat. Il fallait en deman-der la ratification à Rome, puis obtenir les bulles qui devaienten accompagner la publication, ainsi que les brefs adressés àtous les anciens titulaires, pour réclamer leur démission ; ilfallait tracer ensuite la nouvelle circonscription, choisir lessoixante nouveaux prélats, et en toutes ces choses marcherd’accord avec Rome. C’était une négociation non interrompue,jusqu’au jour où l’on pourrait enfin chanter un Te Deum à