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[Vol. 2.]
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CONCORDAT.

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menl commencée. La congrégation des cardinaux était toutefavorable au Concordai depuis sa nouvelle rédaction, et ellese prononça d’une manière affirmative. Le Pape, pensant qu’ilfallait désormais se jeter dans les bras du Premier Consul, etaccomplir avec éclat une œuvre qui avait un aussi noble ob-jet que le rétablissement du culte catholique en France, vou-lut que la cérémonie des ratifications fût entourée de solen-nité. En conséquence, il donna ces ratifications dans un grandconsistoire, et, pour ajouter encore à l’éclat de cette fonctionpontificale, il nomma trois cardinaux. 11 reçut M. de Cacaulten pompe, et déploya, malgré la gêne de ses finances, tout leluxe que cette circonstance comportait. Ayant à faire choixd’un légat pour l’envoyer en France, il désigna le diplomatele plus éminent de la cour romaine, c’était le cardinal Caprara,personnage distingué par sa naissance (il était de l’illustre fa-mille des Montecuculli), distingué par ses lumières, son expé-rience, sa modération. Autrefois ambassadeur auprès de Jo-seph II, il avait vu les tribulations de l’Église dans le siècledernier, et avait souvent, par son habileté et son esprit d’à-propos, épargné plus d’un désagrément au Saint-Siège. Le

Sept. 1801.

Adoptiondu Concordatpar

le Sacre Collège.

Choix du cardiliai Capraracomme légat duPape en France.

l'agitation, l'inquiétude et le désir d’une jeune épouse, qui n’ose se réjouir dugrand jour de son mariage. Jamais on n’a vu la cour pontificale plus recueillie,plus sérieusement et plus secrètement occupée de la nouveauté sur le pointd’éclore, sans que la France, dont il s’agit, pour laquelle on travaille, intrigue,promette, donne, ni brille ici, suivant les anciens usages. Le Premier Consuljouira bientôt de l’accomplissement de ses vues à l’égard de l’accord avec leSaint-Siège, et cela sera arrivé d’une manière nouvelle, simple et vraimentrespectable.

Ce sera l’ouvrage d’un héros et d’un saint, car le Pape est d’une piété réelle.

11 m’a dit plusieurs fois: «Soyez sûr que si la France, au lieu d’ètre puis-sance dominante, était dans l’abattement et la faiblesse à l’égard de ses enne-mis, je n’en ferais pas moins tout ce que j’accorde aujourd’hui.»

Je ne crois pas qu’il soit arrivé souvent qu’un si grand résultat, d’où dépen-dra beaucoup désormais la tranquillité de la France et le bonheur de l’Europe,ait été obtenu sans violence comme sans corruption.

J’ai l’honneur de vous saluer respectueusement.

TOM. III.

ClCALÉT.

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