CONCORDAT.
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Les évêques réfugiés eu Allemagne, en Italie, en Espagne, k»v. îaoi.suivirent cet exemple pour la plupart. Restaient les dix-huit insistances des
x 1 evùquus réfugies
évéques retirés en Angleterre. On attendait ces derniers «■> Angleterre,pour voir s’ils sauraient échapper aux influences ennemiesqui les entouraient. Le gouvernement britannique, ramenédans le moment vers la France, voulut demeurer étranger àleur détermination. Mais les princes de la maison de Bourbon,les chefs de la chouannerie, les instigateurs de la guerre' ci-vile , les complices de la machine infernale, Georges et con-sorts, étaient à Londres, vivant des secours donnés aux émi-grés. Ils entouraient les dix-huit prélats, bien résolus aiesempêcher de compléter par leur adhésion la réunion de toutle clergé français autour du Pape et du général Bonaparte. Delongues délibérations s’établirent. Parmi les récalcitrants setrouvaient l’archevêque de Narbonne, auquel on attribuait desintérêts très-temporels, car il devait perdre avec son sièged’immenses revenus, et l’évêque de Saint-Pol-de-Léon, qui s’é-tait créé une charge, disait-on, avantageuse, celle d’administrerles subsides britanniques aux prêtres déportés. Ils agirent sal-les évêques et en entraînèrent treize. Mais ils rencontrèrent unenoble résistance dans cinq autres prélats à la tête desquelsse trouvaient deux des membres les plus illustres, les plusimposants du vieux clergé: M. de Cicé, archevêque de Bor-deaux, ancien garde des sceaux sous Louis XVI, personnageauquel on reconnaissait un esprit politique supérieur; M. deBoisgelin, évêque savant et grand seigneur, qui avait montréjadis l’attitude d’un prêtre digue, fidèle à sa religion, maisnullement ennemi des lumières de son siècle. Ils envoyèrentleur adhésion, avec leurs trois collègues MM. d’Osmond, deNoé, et du Plessis d’Argentré.
Presque tout l’ancieir clergé s’était donc soumis. L’œuvredu Pape était accomplie, avec moins d’amertume pour soncœur, cju’il ne l’avait craint d’abord. Toutes ces démissions,insérées successivement au Moniteur, à côté des traités signes