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[Vol. 2.]
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LIVRE XIII.

Nov. 1801. tement découragés, avaient remis leurs armes, et fait leursoumission. La sécurité était rétablie sur les grands chemins,et tandis qu’aux mois de janvier et de février 1801, on pou-vait à peine voyager de Paris à Rouen, ou de Paris à Orléans,sans courir le danger d’être égorgé, on pouvait à la fin de cettemôme année traverser la France entière sans être exposé àaucun accident. C’est à peine si, dans le fond de la Bretagneou dans l’intérieur des Cévennes, il subsistait encore quelquesrestes de ces bandes. Elles allaient être bientôt complètementdispersées.

Utîparation des On a vu précédemment comment dix années de troubles

routes déjà fort

, avancée. avaient presque interrompu la viabilité en France; comment^^^^i^^'^l’ancienne corvée avait été remplacée par la taxe dos bar-rières ; comment, sous le régime de cette taxe incommode etinsuffisante à la fois, les routes étaient tombées dans un étalde complète dégradation; comment enfin le Premier Consul,en nivôse dernier, avait consacré un subside extraordinaireà réparer vingt des principales chaussées, qui traversaient lesol de la République. 11 avait lui-même veillé h l’emploi de cesubside, et par une attention de tous les moments, excité auplus haut degré le zèle des ingénieurs. Chacun de ses aides-de-camp, ou des grands fonctionnaires qui voyageaient en• France, était interrogé par lui pour savoir si ses ordres étaientexécutés. Les fonds avaient été votés cette année un peu tard ;la fin de cette même année avait été pluvieuse, et de plus lamain-d’œuvre manquait généralement. C’était la conséquencede défrichements soudains et immenses, et surtout d’une lon-gue guerre civile. Ces causes diverses avaient retardé lestravaux; mais l’amélioration était cependant remarquable. LePremier Consul venait de consacrer un nouveau subside, prissur l’an x (1801 et 1802), à la réparation de quarante - deuxautres routes. Ce subside, emprunté aux fonds généraux duif trésor, devait s’ajouter au produit de la taxe. En comptant 2millions non employés en l’an ix, 10 millions d’extraordinaire

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