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gouvernement aussi populaire que celui du Premier Consul, Nov. isoi.livrés d’ailleurs à ce mouvement oscillatoire des assemblées,qui reculent toujours le lendemain quand ellles se sont tropavancées la veille, feraient des choix moins tranchés, etadopteraient même pour les deux candidatures restantesdes noms acceptables par le gouvernement. Ainsi M. Des-meuniers, par exemple, était un choix que le Premier Consulpouvait parfaitement admettre, car il avait promis de le ré-compenser de ses services, par une place de sénateur. Il étaitprobable que le nom de M. Bigot de Préameneu sortirait del’un des scrutins, du Corps législatif ou du Tribunat. Le Pre-mier Consul aurait pu alors présenter pour son compte, ceuxdes candidats adoptés par ces assemblées, qui lui auraientconvenu le mieux, et, dans ce cas, un nom présenté par deuxautorités sur trois, avait la presque certitude d’être accueillipar la majorité du Sénat. Le consul Cambacérès conseillaitcette conduite ; mais c’était là un genre de ménagements donton fait beaucoup usage dans le gouvernement représentatif, etqui répugnait souverainement au Premier Consul. Le général-magistrat, étranger à cette forme de gouvernement, ne voulaitpas se mettre ainsi à la suite du Corps législatif ou du Tribu-nat, et attendre leurs préférences pour manifester les siennes.
En conséquence il présenta immédiatement, non pas un can-didat, mais trois à la fois, et il choisit trois généraux. Malgréles espérances données antérieurement à M. Desmeuniers, lePremier Consul, mécontent de lui, parce qu’il ne s’était pasprononcé assez haut dans les discussions déjà engagées sur leCode civil, l’écarta, et présenta les généraux Jourdan , La- Camiiiiiits
, prosentes par le
martilhère et Berruyer. Il est vrai que ces généraux étaient Premier c™sui.parfaitement choisis pour la circonstance. Le général Jourdanavait paru contraire au 18 brumaire, mais il jouissait du re-spect universel, il se conduisait avec sagesse, et avait reçu de-puis le gouvernement du Piémont. En le présentant au Sénat,le Premier Consul faisait preuve de la véritable impartialité
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