LE TRIBUNAT.
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233 suffrages sur 252 votants. On ne pouvait pas se rendre Janv. implus promptement aux désirs du Premier Consul. En consé-quence, le général Lamartillière fut déclaré le candidat duCorps législatif.
Cette présentation fournit un expédient au Sénat pour satis-faire le Premier Consul, sans s’humilier trop profondément.
On ne songeait plus à prendre M. Daunou, depuis la scènefaite aux sénateurs, dans l’audience du 2 janvier. CependantM. Daunou avait été présenté par deux corps à la fois, leCorps législatif et le Tribunat. Préférer le candidat du gou-vernement à un candidat qui avait pour lui la double présen-tation des deux assemblées législatives, c’était se jeter tropouvertement aux genoux du Premier Consul. On imagina unassez pauvre subterfuge, qui ne sauva pas la dignité du Sé-nat, et qui ne fit que mettre son embarras dans un plus grandjour. Il s’assembla le lendemain, 4 janvier (14 nivôse). Laprésentation de M. Daunou par le Corps législatif avait été ré-solue le 30 décembre, celle du général Lamartillière, le 3 jan-vier. Le Sénat supposa que la résolution du 30 décembren’était pas communiquée, que celle du 3 janvier l’était seule,et que le général Lamartillière était, par conséquent, l’u-nique candidat connu du Corps législatif. Il joignit à ce sub-terfuge une autre ruse plus mesquine encore. On remplissaitla seconde des trois places vacantes; or, le général Lamartil-lière était le premier, le général Jourdan le second, sur la listedu Premier Consul. On crut donc pouvoir considérer le gé-néral Jourdan comme le candidat du gouvernement pour laplace actuellement vacante. Alors le Sénat libella ainsi sadécision :
« Vu le message du Premier Consul du 23 frimaire, par le-quel il présente le général Jourdan ; vu le message du Tribunatdu 11 nivôse, par lequel il présente le citoyen Daunou; vu enfinle message du Corps législatif du 13 nivôse, par lequel il pré-sente le général La?nartiUière, le Sénat adopte le général Lamar-