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LIVRE XIII.
Junv. 180*2.
Personnel
du
nouveau gouver-nement italien.
un Corps législatif de 75 membres, choisissant dans son sein1 o orateurs, chargés de discuter devant lui les lois, qu’il étaitensuite appelé à voter.
A la tète de la République devaient enfin se trouver un pré-sident et un vice-président, nommés pour dix ans. Ils étaient,comme on vient de le dire, nommés par Ja Consulte d'Etat, ouSénat; mais toutes les autres autorités ne pouvaient être for-mées que par le choix de la Commission de Censure.
Des appointements considérables étaient destinés à ces fonc-tionnaires de tout rang.
On voit que c’était la Constitution française, avec des cor-rections, qui étaient la critique de l’ouvrage de M. Sieyès. Leslistes de notables étaient remplacées par trois collèges électo-raux à vie. Le Sénat ou Consulte d’État, ne faisait plus lesélections; il ne nommait que le chef du pouvoir exécutif, mais ildélibérait sur les traités, qui se trouvaient soustraits par cemoyen à l’examen tumultueux des assemblées. Le Tribunatétait confondu dans le Corps législatif. Au lieu de trois con-suls, il y avait un président.
Quand le Premier Consul se fut mis d’accord sur ce projet,avec MM. Marescalchi, Aldini, Melzi et Serbelloni, il falluts’occuper du personnel de ce gouvernement. Les choix impor-taient d’autant plus, que la permanence des corps principauxétait plus grande, et que le bien ou le mal résultant de leurcomposition, devaient durer davantage. Or, l’Italie était di-visée, comme la France, en partis difficiles à concilier. Aune extrémité se trouvaient les partisans du passé, dévouésau gouvernement autrichien; à l’extrémité contraire, les pa-triotes exagérés, prêts comme partout aux plus grands excès,mais n’ayant du reste jamais versé le sang, contenus qu’ilsavaient toujours été par l’année française. Enfin, entre deux,se trouvaient les libéraux modérés, chargés du fardeau dugouvernement et de l’impopularité qui s’y attache, surtouten temps de guerre, où il faut grever le pays de charges fort