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[Vol. 2.]
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LE TRIBUNAT.

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vornemcnt, depuis le président jusqu’aux trois collèges élec-toraux. A peine cette idée d’un arbitre suprême, si bienplacé pour ne partager aucune des passions qui divisaient l'I-talie, et pour ne vouloir que son Iwnheur, à peine cette idéefut-elle communiquée, qu’elle réussit à l’instant même, et quelo gouvernement provisoire déféra au Premier Consul le choixde toutes les autorités.

Un message lui fut adressé pour lui annoncer l’acceptationde la Constitution, et lui exprimer le vœu du peuple cisalpin,de voir le premier magistrat de la République française,choisir lui-même les magistrats de la République italienne.

On s’en tint là, et on ne dit pas un mot de la présidence.Mais il fallait disposer les Italiens à venir à Lyon, et ce futl’objet d’une nouvelle communication aux membres du gou-vernement provisoire. On leur fit sentir la difficulté de con-stituer la République cisalpine en restant à Paris, de fairesept à huit cents choix, loin des hommes et des lieux; la dif-ficulté en même temps pour le Premier Consul de se rendrede Paris à Milan, l’avantage au contraire de partager la dis-tance, de réunir les Italiens en corps à Lyon, et d’y faire venirle Premier Consul; de former là une sorte de grande dièteitalienne, où la république nouvelle serait constituée, avec unappareil et un éclat qui donneraient plus de solennité à l’en-gagement que le Premier Consul prenait en la créant, de lamaintenir et de la défendre. Cette idée avait quelque chosede grand, qui devait plaire à des imaginations italiennes. Elleréussit comme toutes les idées qu’on avait mises en avant, etfut sur-le-champ adoptée. Un projet était déjà préparé, et ilfut converti en décret du gouvernement provisoire. On choisitdes députations dans le clergé, la noblesse, la grande pro-priété, le commerce, les universités, les tribunaux, les gardesnationales. Quatre cent cinquante-deux personnes furent dé-signées, au nombre desquelles se trouvaient des prélats véné-rables, chargés d’années, dont quelques-uns même devaient

Janv. 1502.

On invite les Ita-liens h venireux-inèmes recevoirleur constitution«les

mains «lu PremierConsul.