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LIVRE XIII.

janv. 1802. succomber aux fatigues du voyage. Ils partirent au mois de

F.imm-ssemont décembre, et traversèrent les Alpes par un des hivers les plus

ilt*s italiens à se 11 1

rendre à î.vmi. rigoureux qu’on eât essuyés depuis long-temps. Tous vou-laient assister à cette proclamation de l’indépendance de leurpatrie, par le héros qui l’avait affranchie. Les routes du Mi-lanais, de la Suisse, du Jura étaient encombrées. Le PremierConsul, qui pensait il tout, avait donné des ordres pour querien ne manquât, tant sur les roules qu’à Lyon même, à cesreprésentants de la nationalité italienne, qui venaient parleur présence, lui rappeler ses premiers et ses plus beauxtriomphes. Le préfet du Rhône avait fait d’immenses prépa-ratifs pour les recevoir, et disposé de grandes et belles sallespour les solennités qui devaient avoir lieu. Une partie de lagarde consulaire avait été envoyée à Lyon. L’armée d’Égvpte,autrefois armée d’Italie, et récemment débarquée, venait d’yarriver aussi. On se hâtait de la vêtir magnifiquement, etd’une manière conforme au climat de la France, qui semblaittout nouveau à ces soldats brunis par le soleil de l’Égypte, ettransformés en véritables Africains. La jeunesse lyonnaiseavait été réunie, et formée en un corps de cavalerie, auxarmes et aux couleurs de l’antique cité lyonnaise. M. de Tal-leyrand et M. Chaptal, ministre de l’intérieur, avaient précédéle Premier Consul, pour recevoir les membres de la Consulte.Le général Murat, M. Petiet étaient accourus de Milan, M. Ma-rescalchi de Paris au rendez-vous commun. Les préfets, lesautorités de vingt départements étaient accumulés à Lyon.Le Premier Consul se fil attendre, à cause du congrès d’A-miens, dont les négociations avaient exigé sa présence à Parisquelques jours de plus. Les députés italiens commençaient às'impatienter. Pour les occuper, on les divisa en cinq sec-tions, une par province du nouvel État, et on leur soumit leprojet de Constitution. Ils firent des observations utiles, queM. de Talleyrand avait ordre d’écouter, de peser, et d’ad-mettre, sans toutefois porter atteinte aux principes fondamen-