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[Vol. 2.]
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LIVRE XIII.

j anv . 1802. Je vous félicite de la manière dont tout marche dans vos mains.

Joseph m'a écrit d'Amiens que le lord CornwalJis lui avait dit que le cabinetbritannique avait reçu des nouvelles de Saint-Domingue favorables à l’arméefrançaise, que la division s’était manifestée dans l’armée de Toussaint.

Aux mêmes.

Lyon, 20 nivôse an x (16 janvier 1802).

J’ai reçu, citoyens consuls, vos dépêches des 22 et 23 nivôse ... Les Lyon-nais nous ont donné une fête très-distinguée. Vous en troverez ci-joint ledétail, ainsi que les vers qui ont été chantés.

Je vais très-lentement dans mes opérations, car je passe toutes mes mati-nées à recevoir des députations des départements voisins.

11 fait aujourd’hui très-beau, mais très-froid.

Le bien-être de la République est sensible depuis deux ans. Lyon, pendantles années vm et ix, a vu accroître sa population de plus de vingt mille âmes,et tous les manufacturiers que j’ai vus de Saint-Étienne, d’Annonay etc.,m’ont dit que leurs fabriques sont en grande activité.

Toutes les tètes me paraissent pleines d'activité, non de celle qui désor-ganise les empires, mais de celle qui les recrée, et produit leur prospérité etleur richesse.

Je passerai en revue dans quelques jours près de six demi-brigades del’armée d’Orient.

Au consul Cambacérès.

Lyon, 28 nivôse an x (18 janvier 1802).

Je viens, citoyen consul, de recevoir la députation de Bordeaux. Elle m’aremis une pétition pour me solliciter de passer dans leur ville, ce que je leurai promis de faire, lorsque leurs relations seraient en pleine activité avec lesAntilles et l’ilc de France.

Votre lettre du 25 m’a instruit des délibérations du Sénat. Je vous prie detenir la main à ce qu’on nous débarrasse exactement des vingt et des soixantemauvais membres, que nous avons dans les autorités constituées. La volonté dela nation est que l’on n’empêche point le gouvernement de faire le bien, et que latête de Méduse ne se montre plus dans nos tribunes ni dans nos assemblées.

La conduite de Sieyès dans cette circonstance prouve parfaitement qu’aprèsavoir concouru à la destruction de toutes les constitutions depuis 91, il veutencore s'essayer contre celle-ci. Il est bien extraordinaire qu’il n’en sentepas la folie. Il devrait faire brûler un cierge à Notre-Dame pour s’être tiré delà si heureusement, et d’une manière si inespérée; mais plus je vieillis, et plusje m’aperçois que chacun doit remplir son destin.

J'imagine que vous avez pris toutes les mesures pour démolir le Châtelet.

Si le ministre de la marine a besoin des frégates du roi de Naples, il peuts’en servir. 11 serait même bien qu’il les fit partir le plus tôt possible pour l’A-mérique. Tout s’arrangera après avec le roi de Naples.