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[Vol. 2.]
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LE T RIB U N A T.

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Le froid a beaucoup diminué aujourd’hui. Janv. 1802.

Le général Jourdan, qui est arrivé aujourd’hui du Piémont, me rend uncompte assez satisfaisant de cette province.

Les opérations de la Consulte avancent, toutes leurs lois organiques se ré-digent.

J’ai conféré une partie de la matinée avec les préfets.

Je vous recommande de voir le ministre de la marine pour vous assurer queles vivres de Saint-Domingue sont partis.

Aux consuls Cambacérès et Lebrun.

Lyon, 30 nivôse an x (20 janvier 1802).

Je désirerais, citoyens consuls, que le ministre du trésor public envoyâtdans la 16 e division militaire le citoyen Roger, pour y vérifier la comptabilitédu payeur et des principaux receveurs des départements qui composent cettedivision.

Je désirerais également que le ministre du trésor public envoyât à Rennesun homme comme le citoyen Roger pour faire la même opération dans la 13®division militaire.

Faites aussi partir les conseillers d’Etat Thibaudeau et Fourcroy, l’un pourla 13 e division militaire et l’autre pour la 16 e , pour inspecter ces divisionscomme ils l'ont fait déjà dans leur précédente mission. Une partie des plaintesvient de ce que le ministre de la guerre n’a pas fait toucher aux officiers l’in-demnité de fourrage et de logement pour le premier trimestre de l’an x, de ceque les receveurs gardent long-temps les fonds et que les payeurs payent leplus tard qu’ils peuvent. Les payeurs et les receveurs forment la plus grandeplaie de l’Etat...

Aux mêmes.

Lyon, 30 nivôse an x (20 janvier 1802).

Je reçois, citoyens consuls, votre lettre du 26 et 27. A Lyon comme à Paris,le temps s’est considérablement adouci...

J’ai vu hier différents ateliers. J’ai été satisfait de l’industrie et de la sé-vère économie dont j’ai cru entrevoir que la fabrique de Lyon use envers sesouvriers.

Je devais aujourd’hui faire ma parade, mais je l’ai remise au 5 pluviôse, lestroupes de l’armée d’Orient n’étaient pas habillées ; j’ai l’espoir, au contraire,que le 5 elles le seront, ce qui offrira un coup d’œil satisfaisant.

J’ai vu avec grand plaisir l’arrêté que vous avez pris sur le Châtelet. Si lestemps devenaient rigoureux, je ne crois pas que la mesure que vous avez prise,de donner 4,000 francs par mois pour les ateliers extraordinaires, soit suf-fisante.

Il serait nécessaire que vous ordonnassiez qu’indépendamment des 100,000francs que le ministre de l’intérieur donne par mois aux comités de bienfai-sance, on y joignît 25,000 fr. d’extraordinaire pour distribuer du bois; et si le