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CONSULAT A VIE.

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parait prématurée. — L’idée du Consulat déféré à vie, prévaut généralement. j a nv. 1802 .

—rLe consul Cambacérès offre son intervention auprès du Sénat. —- Dissimu-lation du Premier Consul, qui ne veut jamais avouer ce qu’il désire. — Em-barras du consul Cambacérès. — Ses efforts auprès du Sénat, pour obtenirque le Consulat soit déféré au général Bonaparte pour la durée de sa vie. —

Les ennemis secrets du général profitent de son silence, pour persuader auSénat qu’une prolongation du Consulat pour dix années lui suffit. — Vote duSénat dans ce sens. — Déplaisir du Premier Consul. — Il veut refuser.—

Son collègue Cambacérès l’en empêche, et propose comme expédient, de re-courir à la souveraineté nationale, et de poser à la France la question desavoir si le général Bonaparte sera consul à vie. — Le Conseil d’Etat chargéde rédiger la question. — Ouverture de registres pour recevoir les votes,dans les mairies, les tribunaux, les notariats. — Empressement de tous lescitoyens à porter leur réponse affirmative. — Changements apportés à laConstitution de M. Sieyès. — Le Premier Consul reçoit le Consulat à vie,avec la faculté de désigner son successeur. — Le Sénat est investi du pou-voir constituant. — Les listes de notabilité sont abolies, et remplacées pardes collèges électoraux à vie. — Le Tribunat réduit à n’être qu’une sectiondu Conseil d’État.— La nouvelle Constitution devenue tout à fait monar-chique. — Liste civile du Premier Consul. — Il est proclamé solennellementpar le Sénat. — Satisfaction générale d’avoir fondé enfin un pouvoir fort etdurable. — Le Premier Consul prend le nom de Napoléon Bonapartis. —

Sa puissance morale est h son apogée. — Résumé de cette période detrois ans.

Le voyage du Premier Consul à Lyon avait eu pour but deconstituer la République italienne, et de s’en assurer le gou-vernement dans l’intérêt de l’Italie, et dans celui de la France.

11 avait eu pour but aussi d’embarrasser l’opposition, de la dis-créditer en la laissant oisive, en prouvant que le bien étaitimpossible avec elle; enfin de ménager au consul Cambacérèsle temps d’exclure du Corps législatif et du Tribunat les per-sonnages les plus remuants et les plus incommodes.

Tout ce qu’on avait voulu était réalisé. La République ita- Embarras

des opposants

lienne, constituée avec éclat, se trouvait liée à la politique laissés » Paris

1 sans aucun

de la France, sans perdre son existence propre. Les oppo- projet de luisants du Tribunat et du Corps législatif, frappés par le mes-sage qui retirait le Code civil, laissés à Paris sans un seul pro-jet de loi à discuter, ne savaient comment sortir d’embarras.

Partout on s’en prenait à eux de l’interruption des beauxtravaux du gouvernement; partout on les blâmait d’imitermesquinement et hors de propos les agitateurs d’autrefois.

C’est dans cette situation que M. Cambacérès leur porta le der-