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[Vol. 2.]
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LES SÉCULARISATIONS.

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dans l’estime de la diplomatie européenne pour avoir conclu Août î&ala paix avec la Convention nationale, se sentait fière main-tenant de ses relations avec un gouvernement plein de génie,et s’estimait heureuse de voir les affaires de France placéesdans la main d’un homme do.nt elle espérait le concours pourses projets ambitieux à l’égard de l’Allemagne. M. d’Haugwitzadressa les plus vives félicitations à notre ambassadeur, et ilalla même jusqu’à dire qu’il serait bien plus simple d’en finirsur-le-champ, et de convertir en une souveraineté héréditairecette dictature viagère qu'on venait de conférer au PremierConsul.

L’empereur Alexandre, qui affectait de paraître étranger auxpréjugés de l’aristocratie russe, et qui entretenait avec le chefdu gouvernement français une correspondance fréquente etamicale, s’exprima, au sujet des derniers changements, dansdes termes pleins de courtoisie et de grâce. 11 fit compli-menter le nouveau Consul à vie avec autant d’empressementque d’effusion. Le fond d’idées était toujours le même. Ons’applaudissait à Pétersbourg, comme à Berlin, comme àLondres, de voir l’ordre garanti en France d’une manière du-rable, par la prolongation indéfinie de l’autorité du PremierConsul. A Vienne, où l’on s’était plus ressenti qu’ailleurs descoups portés par l’épée du vainqueur de Marengo, une sorte debienveillance personnelle semblait naître pour lui. La hainede la Révolution était si forte dans cette capitale du vieil em-pire germanique, qu’on pardonnait les victoires du général .au magistrat énergique et obéi. On affectait de considérerson gouvernement comme tout à fait contre - révolutionnairelorsqu’il n’était encore que réparateur. L’archiduc Charles,qui dirigeait alors le département de la guerre, disait à M. deChampagny, que le Premier Consul s’était montré par sescampagnes le plus grand capitaine des temps modernes; que,par une administration de trois années, il s’était montré leplus habile des hommes d’État, et qu’en joignant ainsi le mé-

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