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[Vol. 2.]
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LES SÉCULARISATIONS.

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disparaissait; M. Pitt grandissait de toute la haine de ses enne- Août î&e.mis, et son retour aux affaires était une chance menaçantepour le repos du monde. Cependant on supposait plus qu’onne connaissait ses desseins, et il ne disait pas une parole quipût signifier la paix ou la guerre.

Les journaux anglais, sans revenir à leur langage violentd’autrefois, étaient moins affectueux pour le Premier Consul,et commençaient à déclamer de nouveau contre l’ambitionde la France. Ils n’approchaient pas toutefois de cette violenceodieuse à laquelle ils descendirent plus tard. Ce rôle était violence inouïe

A des gazettes

laissé, il faut le dire avec douleur, à des Français émigrés, «-cr/tes par les

' ' « o / émigrés français

que la paix privait de toutes leurs espérances, et qui cher- cn r ^"f^® rrcchaient, en outrageant le Premier Consul et leur patrie, hréveiller les fureurs de la discorde entre deux nations tropfaciles à irriter. Un pamphlétaire, nommé Peltier, voué auservice des princes de Bourbon, écrivait contre le PremierConsul, contre son épouse, contre ses sœurs et ses frères,des pamphlets abominables, dans lesquels on leur prêtait tousles vices. Ces pamphlets, accueillis par les Anglais avec ledédain qu’une nation libre et accoutumée à la licence de lapresse ressent pour ses excès, produisaient à Paris un effettout différent. Ils remplissaient d’amertume le cœur du Pre-mier Consul, et un vulgaire écrivain, instrument des plusbasses passions, avait le pouvoir d’atteindre dans sa gloire leplus grand des hommes, comme ces insectes qui, dans la na-ture , s’attachent à tourmenter les plus nobles animaux de lacréation. Heureux les pays accoutumés depuis long-temps àla liberté 1 ces vils agents de diffamation y sont privés dumoyen de nuire; ils y sont si connus, si méprisés, qu’ils n’ontplus le pouvoir de troubler les grandes âmes.

À ces outrages se joignaient les intrigues du fameux Geor-ges , celles des évêques d’Arras et de Saint-Pol-de-Léon, quiétaient à la tête des évêques refusants. La police avait sur-pris leurs émissaires portant des pamphlets dans la Vendée,