LES SECULARISATIONS.
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taient formaient un sixième environ de l’Allemagne propre-ment dite, tant en étendue qu’en population. Quant au revenu,si on s’en rapporte aux estimations du temps, fort incomplè-tes et fort contestées, il pouvait s’élever à 13 ou 14 millionsde florins. Mais on se tromperait si on voulait considérer cettesomme comme le revenu total des principautés dont il est iciquestion. C’était le revenu, déduction faite des frais de per-ception et d’administration, déduction faite aussi d’une foulede bénéfices ecclésiastiques, tels qu’abbayes, canonicats, etc.,qui n’étaient pas compris dans le produit net que nous venonsd’énoncer, et qui devaient par la sécularisation appartenir aunouveau possesseur : c’est-à-dire que, si on calculait le pro-duit de ces pays comme on calculait en France en 1803, etcomme on calcule bien plus rigoureusement aujourd’hui, onserait conduit à une estimation trois ou quatre fois plus con-sidérable, par conséquent à 40 ou 50 millions de florins (100ou 120 millions de francs).
Il est donc impossible de préciser au juste la valeur de cesEtats, autrement qu’en affirmant qu’ils comprenaient le sixièmeenviron de l’Allemagne proprement dite. Il suffit d’ailleurs deles citer pour montrer que plusieurs d’entre eux composentaujourd’hui des provinces florissantes, et quelques-unes desplus belles de la confédération. (Voir la carte n° 20.) En com-mençant par l’orient et le midi de l’Allemagne, on trouvaitdans le Tyrol les évêchés de Trente et deBrixen, que l’Autri-che considérait comme lui appartenant, et que par ce motifelle n’aurait pas voulu laisser figurer dans la masse des in-demnités germaniques, mais qui avaient été rangés malgréelle au nombre des biens disponibles. On variait dans l’évalua-tion de leur produit depuis 200,000 florins jusqu’à 900,000. Enpassant du Tyrol en Bavière, se présentait le superbe évêchéde Salzbourg, aujourd’hui l’une des plus importantes provin-ces de la monarchie autrichienne, comprenant la vallée de la
TOM. IV. h
Août 1802.
Énumérationdes principauté'»ecclesiastiques,propres à êtrese'eularisées.