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[Vol. 2.]
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LIVRE XV.

Août 19 tf.

L’autricheet la Prusseveulent faireindemniseren Allemagneles archiducsitalienset la famillede Nassau.

Valeur

approximativedes territoiresecclesiastiques.

ville, et, antérieurement, au traité de Campo-Formio, de con-sentir à ce que les archiducs reçussent un établissement en Al-lemagne. La Prusse au congrès de Bâle, et l’Angleterre au con -grès d’Amiens, avaient exigé que le stathouder fût indemnisé,sans désignation de lieu, mais avec l’intention avouée de choisirce lieu dans l’étendue du territoire germanique. La France, quin’avait à considérer les indemnités que du point de vue del’équilibre général, la France à qui peu importait que ce fûtun évôque ou un prince de Nassau qui se trouvât établi àFulde, que ce fût un archevêque ou un archiduc qui se trou-vât établi à Sal/.bourg, avait dû y consentir.

Le traité de Lunéville ayant été ratifié par la Diète, la charge(pie l’empereur voulait faire peser sur le territoire germaniqueétait acceptée, avec regret, mais d’une manière formelle. Lestraités de Bâle et d’Amiens, qui stipulaient une indemnité pourle stathouder, étaient, il est vrai, ét rangers à la confédération ;mais l’Angleterre, avec l’influence que lui procurait la posses-sion du Hanovre, la Prusse, avec sa puissance sur la Diète,assurées d’ailleurs l’une et l’autre du concours de la France,n’avaient pas de refus ù craindre, en réclamant une indemnitéterritoriale pour le stathouder. Il était donc convenu, d’unconsentement à peu près unanime, que le stathouder, commeles deux archiducs italiens, auraient leur part des évêchéssécularisés. Pour indemniser ces princes allemands, italiens,hollandais, il ne manquait certainement pas de beaux domainesen Allemagne. Il y en avait beaucoup, et de très-beaux, soumisau régime ecclésiastique. En les sécularisant, on pouvaittrouver de vastes champs, couverts d’habitants, féconds enrevenus, pour fournir des États à toutes les victimes de laguerre.

11 serait difficile de dire la valeur exacte en territoire, enhabitants, on revenus, de la totalité des principautés alleman-des susceptibles de sécularisation. La paix de Westphalie enavait déjà sécularisé un grand nombre; mais celles qui res-