LES SECULARISATIONS.
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de la succession d’Autriche, on avait voulu les obliger une foisà choisir pour empereur un prince de Bavière ; mais ils étaientrevenus bientôt, par une vieille habitude et un respect tradi-tionnel, à la descendance de Rodolphe de Habsbourg. D’ailleursles électeurs catholiques se trouvaient là en majorité, c’est-à-dire , cinq contre trois, et la préférence des catholiques pourl’Autriche était naturelle et séculaire. L’empire n’était passeulement électif, il était, si on peut s’exprimer ainsi pour untemps sans analogie avec le nôtre, il était représentatif. Ony délibérait sur les affaires de la confédération, dans unediète générale, qui se réunissait à Ratisbonne, sous la direc-tion du chancelier, archevêque de Mayence.
Cette diète était composée de trois collèges : le Collège élec-toral, où siégeaient les huit électeurs que nous venons de citer;le Collège des princes, où siégeaient tous les princes laïques ouecclésiastiques, chacun d’eux pour le territoire dont il étaitsouverain direct (certaines maisons ayant plusieurs voix, sui-vant l’importance des principautés qu’elles représentaient à laDiète, quelques autres au contraire n’ayant qu’une part devoix, comme les comtes de Westphalie); enfin le Collège desvilles, où siégeaient, au nombre de quarante-neuf, les repré-sentants des villes libres, presque toutes ruinées, et n’ayantplus que fort peu d’influence dans ce gouvernement délibérantde l’antique Allemagne.
Les formes pour recueillir les voix étaient extrêmementcompliquées. Quand le protocole était ouvert, chacun des troisCollèges votait séparément. Les électeurs, outre leur repré-sentant dans le Collège des électeurs, avaient des représen-tants dans celui des princes, et ils siégeaient ainsi dans deuxcollèges à la fois. L’Autriche siégeait dans le Collège électoralpour la Bohême, dans le Collège des princes pour l’archi-duché d’Autriche. La Prusse votait au Collège des électeurspour le Brandebourg, au Collège des princes pour Anspach,Bareuth, etc. La Bavière votait au Collège des électeurs
AoAt 1802.
Le pouvoirdo l'empereurlimite parune diète.
Les troiscollègescomposantla Diètegermanique.
Collègeîles électeurs.
Collègedes princes.
Collègedes villes.