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[Vol. 2.]
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LIVttE XV.

Août iec*2. pour la Bavière, au Collège des princes pour Deux-Ponts,Manière Juliers, etc., et ainsi des autres. On ne discutait pas précisé-

de délibérer ,

duales trois ment; mais chaque Etat, appelé dans un ordre hiérarchique,émettait verbalement son avis par l’intermédiaire d’un ministre.On recueillait les opinions plusieurs fois, et chacun avait ainsile temps de modifier la sienne. Quand les Collèges étaientd’un sentiment différent, ils entraient en conférence, et cher-chaient à s’entendre. On appelait cela relation et corrélationentre les Collèges. Ils se faisaient des concessions les uns auxautres, et finissaient par un avis commun qu’on appelait con-clusum.

L’importance de ces trois collèges n’était pas égale. Celuides villes était à peine compté. Autrefois, dans le moyen âge,quand toute la richesse était concentrée dans les villes libres,elles avaient, en donnant ou en refusant leur argent, le moyende se faire écouter. Il n’en était plus ainsi depuis que Nu-remberg, Augsbourg, Cologne, avaient cessé d’être les centresde la puissance commerciale et financière. Outre les formesemployées à leur égard, formes qui étaient blessantes, on tenaitpeu de compte de leur avis. Les électeurs, c’est-à-dire lesgrandes maisons, avec leurs voix dans le Collège des élec-teurs, avec leurs voix et leur clientèle dans le Collège desprinces, emportaient presque toutes les délibérations.

On ne ferait pas connaître cette constitution tout entière,si on ne disait pas qu’indépeudamment de ce gouvernementgénéral, il y avait un gouvernement local, pour la protectiondes intérêts particuliers, et la répartition commune des chargesde la confédération. Ce gouvernement local était celui desDivision cercles. Toute l’Allemagne était divisée en dix cercles, dont

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en dix cercles, le dernier, celui de Bourgogne, nétait guère plus qu’un vaintitre, car il comprenait des provinces échappées depuis long-temps à l’empire. Le prince le plus puissant du cercle en étaitle directeur. Il appelait à délibérer les États qui le compo-saient; il exécutait leurs résolutions, et venait au secours des