LKS SÉCULARISAIIONS.
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de Républiques pour la République française ; que sacrifier enmême temps à la Prusse tous ces petits États, héréditaires,ecclésiastiques, républicains, c’était favoriser la réalisationde cette unité allemande, plus dangereuse pour l’équilibre eu-ropéen, si elle se constituait jamais, que toute la puissanceautrichienne ne l’avait été jadis; qu’en faisant pencher, en unmot, la balance vers le parti protestant et novateur, il fallaitla faire pencher et non verser, car ce serait pousser l'Autricheau désespoir, peut-être la précipiter vers sa chute, remplaceralors un ennemi par un autre, et dans l’avenir préparer à laFrance une rivalité avec la maison de Brandebourg tout aussiredoutable que celle qui l’avait mise en guerre avec la maisond’Autriche pendant plusieurs siècles.
Plein de ces sages pensées, le Premier Consul entrepritd’abord d’amener la Prusse à des vues modérées. Parvenuà s’entendre avec elle, il voulait négocier avec les intéressésde second ordre, et les contenter au moyen d’une juste partd’indemnité; il projetait ensuite d’ouvrir à Pétersbourg unenégociation toute de courtoisie, pour flatter l’orgueil du jeuneempereur qu’il découvrait parfaitement sous une feinte mo-destie , et pour le lier par de bons procédés aux arrangementsterritoriaux qui seraient arrêtés. Avec le concours de la Prussesatisfaite, de la Russie flattée, il espérait rendre inévitable larésignation de l’Autriche, si toutefois on avait eu soin de nepas trop l’exaspérer par les arrangements adoptés.
Dans des combinaisons aussi compliquées, il fallait s’attendreà passer par plusieurs projets avant d’arriver au projet défi-nitif. L’idée du Premier Consul, relativement à la distributionterritoriale de l’Allemagne, avait été d’abord d’éloigner les unesdes autres les trois grandes puissances centrales du continent,l’Autriche, la Prusse, la France, et de placer entre elles lamasse entière de la Confédération germanique. Dans ce but,le Premier Consul aurait concédé à l’Autriche, non pas la to-talité de ses prétentions, c’est-à-dire le cours de l’Isar, car il
Août 1802.
Le PremierConsul songea s’adresserà l’intérêtdelà Prusseet à l’orgueilde la Russie ,pour faireréussir lanégociation.
Premier plandu PremierConsul,et méritede ce plan.