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[Vol. 2.]
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LIVRE XV.

Août 1802. de l’Allemagne, dont les États ne reposaient dans le momentque sur la volonté mobile des négociateurs, pouvaient être fa-cilement transportés au nord ou au midi, au couchant ou aulevant, il devait en être autrement pour deux princes, confi-nés à l’extrémité septentrionale de la Confédération, commeles princes de Mecklembourg, solidement établis au milieu desujets dont ils avaient l’affection depuis des siècles, étrangersà toutes les vicissitudes territoriales amenées par la guerre,et difficiles à persuader quand on leur proposerait un dépla-cement aussi considérable. D’ailleurs, s’ils disaient un mot àl’Angleterre, elle ne manquerait pas de faire échouer un projetqui livrait les rivages de la Baltique à la Prusse.

Le refus Spontanément ou non, ils refusèrent d’une manière péremp-

«les princes 11

'lumr-rén'ï t-oire ce ( l u ’ oü leur offrait. Cependant la Prusse, qui avait été"pian S pr!mitif c l iar S® e de l’ouverture, leur avait clairement insinué que ladu c!ons n ù! er France, en voulant faire d’eux des voisins, en voulait faireaussi des amis, et se montrerait libérale à leur égard dans ladistribution des indemnités.

Quelque importante que fût la partie du plan qui venaitd’être refusée, il valait encore la peine de poursuivre la réa-lisation du reste. Il était toujours bon en effet de reporterl’Autriche derrière l’Inn, et de lui concéder une fois pour tou-tes cet éternel objet de ses vœux ; il était toujours bon de con-centrer la Prusse vers le nord de l’Allemagne, et de l’exclurede la Franconie, où sa présence n’était utile à personne, pou-vait même devenir dangereuse pour elle, en cas de guerre,car les provinces d’Anspach et de Bareuth se trouvant sur laroute des armées française et autrichienne, sa neutralité de-venait fort difficile à respecter. La suite de cette histoire ré-vélera le grave inconvénient d’une pareille situation.

Mais la Prusse et l’Autriche étaient fort exigeantes pour ceLes prétentions qui les concernait. Bien que l’Autriche trouvât la frontière dela Prusse l’Inn infiniment séduisante, elle ne voulait rien céder en Souabe ;

et de 1 Autriche 7

elle prétendait toujours y avoir des possessions, même après