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[Vol. 2.]
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LES SÉCULARISATIONS. 73

l’acquisition de l’Inn. Elle demandait, outre Salzbourg et Berch-tolsgaden, outre le pays entre la Salza et l’Inn, l’évêché dePassau. Les évêchés de Brixeu et de Trente, qu’on lui aban-donnait, ne lui semblaient pas un don, car ils étaient en Ty-rol, et tout ce qui était en Tyrol paraissait tellement lui appar-tenir , qu’elle croyait en le recevant ne rien recevoir de nou-veau. La Prusse, de son côté, ne voulait se départir d’aucunede ses prétentions en Franconie. Dans cette situation le Pre-mier Consul prit le parti d’abandonner le bien pour le possible,nécessité pénible mais fréquente dans les grandes affaires. 11tâcha de s’entendre définitivement avec laPrusse, pour se con-certer ensuite avec la Russie, réservant pour la fin de la né-gociation , l’accord avec l’Autriche, qui montrait un entêtementdésespérant, et qu’on no pouvait réussir à vaincre que parl’ensemble des adhésions obtenues.

11 annonça d’abord la ferme résolution de ne laisser im-moler aucun intérêt, de ne pas tout donner aux grandes mai-sons aux dépens des petites, de ne pas supprimer toutesles villes libres, de ne pas détruire complètement le particatholique. Le général Beurnonville, ambassadeur de Franceà Berlin, était en ce moment en congé à Paris. Il fut chargé,dans le courant de mai 1802 (floréal an x), de s’aboucher avecM. de Lucchesini, ministre de Prusse, et de signer une con-vention, dans laquelle seraient stipulés les arrangements par-ticuliers aux maisons de Brandebourg et d’Grange.

La Prusse reproduisit toutes ses prétentions, mais elle n’a-vait avec personne autant qu’avec laFrance la chance de traiteravantageusement. Elle fut donc obligée de se résigner à unarrangement qui, bien qu’inférieur à ce qu’elle désirait, devaitparaître à toute l’Allemagne un acte de grande partialité pourelle. (Voir la carte n° 21.)

Cette puissance perdait, comme nous l’avons dit, à la rivegauche du Rhin, le duché de Gueldre, une partie du duché deClèves, la petite principauté de Mœurs ; elle cédait à la IIol-

Août 1802.

ajoutentde nouvellesdifficultésà la belleconceptiondu PremierConsul.

Le PremierConsulrenonce àses premièresidées pourarriver à unarrangementpossible.

Arrangementparticulieravec la Prussepour ce qui laconcerne.