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LIVRE XV
Août i8(H. archiducs la succession de l’Ordre Teutonique, et du dernierélectorat ecclésiastique; que, dans toutes ces choses, la con-descendance du Premier Consul serait proportionnée à la con-descendance de l’empereur. Au reste, M. de Champagny, notreambassadeur, avait ordre de n’entrer dans aucun détail, et defaire comprendre que toute discussion sérieuse devait s’engagerexclusivement à Ratisbonne.
Au milieu de ces inévitables délais de la diplomatie, lesprinces indemnisés étaient fort impatients d’occuper les terri-toires qui leur étaient dévolus, et ils avaient demandé à lesOccupation occuper immédiatement. La France v avait consenti, afin dedes territoires rendre le plan proposé à peu près irrévocable. Sur-le-champ
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copartageant. P russe St occuper Hildesheim, Paderborn, Munster, l’Eichs-feld, Erfurfh. Le Wurtemberg, la Bavière, qui n’étaient pasmoins impatients que la Prusse, envoyèrent des détachementsde troupes dans les principautés ecclésiastiques qui leur étaientassignées. La résistance de la part de ces principautés ne pou-vait être grande, car c’étaient ou de vieux prélats, ou deschapitres administrant les bénéfices vacants, n’ayant nimoyens ni volonté de se défendre. La dureté des occupants va-lait bien, sous quelques rapports, la dureté reprochée autre-fois à la Révolution française. La protectrice naturelle de cesmalheureux ecclésiastiques était l’Autriche, chargée d’exercerla puissance impériale. Mais la plupart d’entre eux ôtaient pla-cés bien loin de son territoire, et ceux qui se trouvaient à saportée, comme les évêques d’Augsbourg, de Freisingen, nepouvaient être secourus sans violer le territoire bavarois, cequi eût été un acte d’une immense gravité. Toutefois il y avaitun de ces évêchés facile à garantir de l’occupation bavaroise,et important à conserver, c’était l’évêché de Passau. Entre-prendre sa défense était un acte de vigueur, propre à releverla situation fort abaissée de l’Autriche.
Nous avons déjà indiqué la position géographique de cetévêché, tout entier enclavé en Autriche, et n’ayant sur le