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LIYKK XV.
AoiU 1802.
Conventionentrela France,la Prusseet la Bavière,pour faireévacuerPassau par lesAutrichiens.
abstenu de toute démarche qui aurait pu porter atteinte à lapaix générale. Son but avait été de la consolider et non dela mettre en péril. Mais il n’était pas d’humeur à se laisserbraver publiquement, et surtout à laisser compromettre un ré-sultat qu’il poursuivait avec tant d’efforts, et avec d’aussi ex-cellentes intentions. 11 sentait ce que pourrait produire à Ra-tisbonne cette hardiesse de l’Autriche, s’il ne la réprimait pas,et surtout s’il paraissait hésiter. Sur-le-champ il manda au-près do lui M. de Lucchesini, ministre de Prusse, M. de Cetto,ministre de Bavière. Il leur fit sentir à tous deux l’importanced’une résolution prompte et énergique, en présence de la nou-velle altitude prise par l’Autriche, et le danger auquel seraitexposé le plan des indemnités, si on montrait en cette circon-stance la moindre hésitation. Ces deux ministres le sentaientaussi bien que personne, car l’intérét de leurs cours suffisaitpour les éclairer à cet égard. Ils adhérèrent donc sans ba-lancer aux idées du Premier Consul. Celui-ci leur proposa dese lier par une convention formelle, dans laquelle on décla-rerait de nouveau, qu’on était disposé à employer tous lesmoyens nécessaires pour faire prévaloir le projet de médiation,et que si dans les soixante jours assignés aux travaux de laDiète, la ville de Passau n’était pas évacuée, la France et laPrusse uniraient leurs forces à celles de la Bavière, pour as-surer à celle-ci la part qui lui était promise par le plan desindemnités. Cette convention fut signée le soir même du jouroù elle avait été proposée, c’est-à-dire le o septembre 1802(18 fructidor an x). Le Premier Consul n’appela point M. deMarkoff, parce qu’il prévoyait mille difficultés de sa part, sus-citées dans l’intérêt de l’Autriche. II n’avait d'ailleurs pas be-soin de la Russie pour faire acte d’énergie. La conventionmême en devenait plus menaçante, signée par deux puissancesqui toutes deux étaient sérieusement résolues à l’exécuter. Onse contenta de la communiquer à M. de Markoff, en l’invitant