LES SÉCULARISATIONS.
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à la transmettre à Pétersbourg, pour que son cabinet pût y Sept. ia».adhérer, s’il le jugeait convenable.
Le lendemain le Premier Consul fit partir son aide-de-campLauriston avec la convention qui venait d’être signée, et avecune lettre pour l’électeur de Bavière. Dans cette lettre il en-gageait l’électeur à se rassurer, lui garantissait de nouveautoute la part d’indemnité qui lui avait été promise, et lui an-nonçait qu’à l’époque fixée une armée française entrerait enAllemagne, pour tenir la parole de la France et de la Prusse.L’aide-de-camp Lauriston avait l’ordre de se rendre à Passau,pour s’v faire voir, et pour juger de ses propres yeux quel étaitle nombre d’Autrichiens réunis sur la frontière de Bavière. Ildevait ensuite se montrer à Batisbonne, passer à Berlin, etrevenir par la Hollande. Il était porteur de lettres pour laplupart des princes d’Allemagne.
C’était plus qu’il n’en fallait pour agir fortement sur les têtesallemandes. Le colonel Lauriston partit sur-le-champ, et ar-riva sans perdre un instant à Munich. Sa présence y causa aumalheureux électeur une joie des plus vives. Tous les détailscontenus dans la lettre du Premier Consul furent répétés debouche en bouche. Le colonel Lauriston continua sans retardsa tournée, acquit de ses propres yeux la conviction que lesAutrichiens étaient trop peu nombreux sur l’Inn pour faireautre chose qu’une bravade, et se rendit à Ratisbonne, deRatisbonne à Berlin.
Cette promptitude d’action surprit l’Autriche, frappa decrainte tous les opposants de la Diète, et leur prouva qu’unepuissance comme la France ne s’était pas publiquement enga-gée avec une autre puissance comme la Prusse, à faire réussirun plan, sans le vouloir sérieusement. D’ailleurs l’intentiondes médiateurs était si évidente, elle avait tellement pour butd’assurer le repos du continent par la conclusion des affairesallemandes, que la raison devait se joindre au sentiment d’uneforce supérieure pour faire tomber toutes les résistances. Res-
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