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LIVRE XV.
Octob. 180*2.
Tactiquedes agentsautrichienspour retarderiane'gociation,et
persévérancedes agentsmédiateurs hdejouer cettetactique.
cesse à s’excuser des obstacles qu’il apportait à la négociation,et faisait tous ses efforts pour provoquer une ouverture ami-cale de la part des ministres de France et de Russie, leur ré-pétant chaque jour que le moindre avantage concédé à la mai-son d’Autriche, pour sauver au moins son honneur, la déci-derait à laisser passer le travail. Toute sa politique consistaitmaintenant à fatiguer les deux légations française et russe,afin d’amener le Premier Consul, soit à une concession de terri-toire sur l’Inn, soit à une combinaison des voix dans les troiscollèges, qui assurât la conservation de l’influence autrichiennedans l’empire. La conduite que M. de Laforest, consommé danscelteespèce de tactique, adopta et fit adopter par son cabinet, futde marcher obstinément au but, malgré la légation autrichienne,de ne rien accorder à Ratisbonne, et de renvoyer les ministresautrichiens à Paris, disant que là peut-être ils obtiendraientquelque chose, non pas avant, mais après les facilités qu’onaurait obtenues de leur part dans le cours de la négociation.
La légation impériale, pour gagner le temps de négocier àParis, s’efforça de faire passer un nouveau conclusum modifié,lequel devait être renvoyé aux ministres médiateurs, pours’entendre avec eux sur les changements qu’il paraîtrait con-venable d’adopter. Cette tentative n’aboutit à rien, qu’à donnerune sorte d’humeur à la légation de Saxe, et à rattacher cemembre de la grande députation à la majorité de cinq voixqui s’était déjà prononcée.
Rien que la plènipotence impériale s’interposât comme unmur, ainsi que l’écrivait M. de Laforest, entre la députationextraordinaire et les ministres médiateurs, car elle s’obstinaità ne pas communiquer à ceux-ci les actes de cotte députationextraordinaire, il fut convenu néanmoins que les réclamationsadressées à la Diète par les petits princes seraient officieuse-ment communiquées à ces deux ministres, que tout cela auraitlieu par simples notes, et que les modifications admises en