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LIVRE XV.

Nov. i8u2. répondait par des refus ou des renvois aux villes libres. La

La mauvaise Bavière disait avec raison qu’elle était fort obérée, et qu’elle

volonté de la . ^ 1

(‘russe fournit allait voir ses ressources encore amoindries par ce qui serait

un prétexte 1 1

auxîenteurs accort ^ a l’Autriche, dans la négociation entamée à Paris.

<ie l’Autnche. ]\[ j c Hugel répliquait que ce n’était pas ainsi qu’on faisaitface à des dettes sacrées.

îK'chaîncmcnt Ces contestations produisaient à Ratisbonne un effet extrô-

contre

la Pnisse mement fâcheux. On se plaignait surtout de l’avidité de laPrusse et des complaisances de la France pour elle; on ne re-connaissait plus, disait-on, le grand caractère du PremierConsul, qui permettait qu’on abusât ainsi de son nom et desa faveur. Tous les esprits revenaient à l’Autriche, mémo ceuxqui n’étaient pas ordinairement portés pour elle. On se disaitqu’à subir une influence prépondérante en empire, il valaitmieux subir celle de l’antique maison d’Autriche, qui, sansdoute, avait abusé jadis de sa suprématie, mais qui avaitaussi souvent protégé qu’opprimé les Allemands. Il naissait,entre les États de second ordre, tels que la Bavière, le Wur-temberg, les deux liesses, Baden, une disposition à formerdans le centre de l’Allemagne, une ligue qui résisterait aussibien à la Prusse qu’à l’Autriche.

Rédaction Enfin, malgré tout l’art apporté à exploiter ces difficultés,

définitive du

recez le23 le recez fut rédigé, et adopté par la députation extraordinaire

novembre. 1

le 2 frimaire an xi (23 novembre 1802). Aucune ressourcen’était indiquée pour subvenir au paiement des 413 mille flo-rins restés sans assignation. On voulait connaître, disait-on,avant de mettre la dernière main à l’œuvre, le résultat desnégociations entre l’Autriche et la France.

La légation impériale se voyait donc définitivement vaincuepar l’activité et la constance des ministres médiateurs, quipoursuivaient invariablement leur marche, appuyés sur unemajorité de cinq voix, quelquefois môme de six sur huit, lors-que la Saxe était ramenée à cette majorité par la résistanceobstinée de l’Autriche. M. de Hugel prit le parti de laisser