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[Vol. 2.]
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LES SÉCULARISATIONS.

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les plus puissantes, à prévenir par leur modération la nou-velle intervention d’un bras étranger. Malheureusement il nefallait guère y compter, à voir la conduite actuelle de la Prusseet de l’Autriche.

L’empereur, après avoir fait attendre sa ratification, l’avaitenfin envoyée, mais avec deux réserves : l’une avait pour ob-jet le maintien de tous les privilèges de la noblesse immédiate ;l’autre, une nouvelle distribution des voix protestantes et ca-tholiques dans la Diète. C’était tenir à moitié la parole don-née au Premier Consul, pour prix de la convention du 26 dé-cembre.

Au reste, les difficultés vraiment européennes, celles de ter-ritoire , étaient vaincues, grâce à l’énergique et prudente in-tervention du général Bonaparte. Si quelque chose avait renduévident son ascendant sur l’Europe, c’était cette négociationsi habilement conduite, dans laquelle, réunissant à la justicel’adresse et la fermeté, se servant tour à tour de l’ambitionde la Prusse, de l’orgueil de la Russie, pour résister à l’Au-triche, réduisant celle-ci sans la pousser au désespoir, il avaitimposé sa propre volonté à l’Allemagne, pour le bien mêmede l’Allemagne et le repos du monde : seul cas dans lequel ilsoit permis et utile d’intervenir dans les affaires d’autrui.

Fe'v. 1803.

Caractèregénéral decette longuenégociation.

FIN DU UVUE QUINZIEME.