LIVRE SEIZIÈME.
RUPTURE DE LA PAIX D’AMIENS.
Efforts du Premier Consul pour rétablir la grandeur coloniale de la France.—Esprit de l’ancien commerce. — Ambition de toutes les puissances de pos-séder des colonies. — L’Amérique, les Antilles et les Indes orientales.—Mission du général Decaen dans Elude. — Efforts pour recouvrer Saint-Domingue.— Description de cette ilc. —Révolution des noirs.— Carac-tère, puissance, politique de Toussaint Louverturc. — 11 aspire à serendre indépendant.— Le Premier Consul fait partir une expédition pourassurer l’autorité de la métropole. — Débarquement des troupes françaisesà Santo-Domingo, nu Cap et au Port-au-Prince. — Incendie du Cap. —Soumission des noirs. — Prospérité momentanée de la colonie. —Applica-tion du Premier Consul à restaurer la marine. — Mission du colonel Sé-bastiani en Orient.—Soins donnés à la prospérité intérieure.— Le Simplon,le mont Gcnèvre, la place d’Alexandrie. — Camp de vétérans dans les pro-vinces conquises. — Villes nouvelles fondées en Ycndée.— La Rochelle etCherbourg. — Le Code civil, l'Institut, l’administration du clergé. —Voyage en Normandie. — La jalousie de l’Angleterre excitée par la gran-deur de la France.— Le haut cominerccanglais plus hostile à la France quel aristocratie anglaise. — Déchaînement des gazettes écrites par les émi-grés. — Pensions accordées à Georges et aux chouans. — Réclamations duPremier Consul. — Faux-fuyants du cabinet britannique. — Articles dereprésailles insérés au Moniteur .— Continuation de l’affaire suisse. — Lespetits cantons s'insurgent sous la conduite du landainman Reding, et mar-chent sur Berne. — Le gouvernement des modérés obligé de fuir à Lausanne.— Demande d’intervention, refusée d’abord, puis accordée par le PremierConsul. — Il fait marcher le général Ney avec trente mille hommes, et ap-pelle à Paris des députés choisis dans tous les partis, pour donner une con-stitution à la Suisse.— Agitation en Angleterre; cris du parti de la guerrecontre l’intervention française. — Le cabinet anglais, effrajé par ccscris,commet la faute de contreinander l’évacuation de Malte, et d’envoyer unagent en Suisse pour soudoyer l’insurrection. — Promptitude de l’interven-tion française. — Le général Ney soumet l’Helvétie en quelques jours.—Les députés suisses réunis à Paris sont présentés au PrcmierConsul.—Dis-cours qu’il leur adresse. —Acte de médiation. — Admiration de l’Europepour la sagesse de cet acte. — Le cabinet anglais est embarrassé de lapromptitude et de l’excellence du résultat. — Vive discussion dans le Parlement britannique. — Violences du parti Grenville, Wyndham, etc. —Noblesparoles de M. Fox en faveur de la paix. — L’opinion publique un momentcalmée. — Arrivée de lord Withworth à Paris, du général Andréossy aLon-dres. — Bon accueil fait de part et d'autre aux deux ambassadeurs. — Lecabinet britannique, regrettant d’avoir retenu Malte, voudrait l'évacuer,mais ne l’ose pas. — Publication intempestive du rapport du colonel Sébas-tian! sur l’état de l’Orient. — Fâcheux effet de ce rapport en Angleterre.—