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RUPTURE DE LA PAIX D’AMIENS.

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sa démission, qu’il eut la faiblesse de donner. Le sénat, plusferme, refusa d’accepter cette démission, mais le citoyen Doldery persista. Alors on eut recours au moyen ordinaire des as-semblées qui ne savent plus à quelle résolution s’arrêter, onnomma une commission extraordinaire, chargée de trouver desmoyens do salut. Mais dans ce moment l’armistice était rompu,les insurgés s’avancaient sur Berne, obligeant le général An-dermatt à se replier devant eux. Ces insurgés se composaientde paysans, au nombre de quinze cents ou deux mille, portantdes crucifix et des carabines, et précédés par les soldats desrégiments suisses, anciennement au service de la France, vieuxdébris du dix août. Us parurent bientôt aux portes de Berne,et tirèrent quelques coups de canon avec de mauvaises piècesqu’ils traînaient à leur suite. La municipalité de Berne, sousprétexte de sauver la ville, intervint, et négocia une capitula-tion. Il fut convenu que le gouvernement, pour ne pas exposerBerne aux horreurs d’une attaque de vive force, se retireraitavec les troupes du général Andermatt dans le pays de Yaud.Cette capitulation fut immédiatement exécutée; le gouverne-ment se rendit à Lausanne, où il fut suivi par le ministre deFrance. Ses troupes, concentrées depuis qu’il avait cédé lepays aux insurgés, étaient à Payera, au nombre de quatremille hommes, assez bien disposés, encouragés d’ailleurs parles dispositions qui éclataient dons le pays de Vaud, mais in-capables de reconquérir Berne.

Le parti oligarchique s’établit aussitôt à Berne, et, pour faireles choses complètement, réinstalla l’avoyer qui était en chargeen 1798, à l’époque même où la première révolution s’étaitfaite. Cet avoyer était M. deMulinen. Il ne manquait donc rien àcette contre-révolution, ni le fond, ni la forme; et, sans les fol-les illusions des partis, sans les bruits ridicules, répandus enSuisse, sur la prétendue impuissance du gouvernement fran-çais, on ne comprendrait pas une tentative aussi extravagante.

Cependant, les choses amenées à ce point, il ne fallait guère

TOM. iv. 4 S)

Nov. 1802 .

I.e

gouvernementhelvétiqueest oblige'dese retirer àLausanne.

Contre-re'volutioncomplèteà Berne.