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[Vol. 2.]
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LIVRE XVI.

Kov. 1802. » étaient en Ilelvétie. Le gouvernement français a saisi volon-tiers cette occasion d’honorer votre indépendance; maisbien-» tôt après vos différents partis se sont agités avec une nou-» velle fureur : le sang des Suisses a coulé par les mains des» Suisses.

«Vous vous êtes disputés trois ans sans vous entendre. Si» l’on vous abandonne plus long-temps à vous-mêmes, vous» vous tuerez trois ans sans vous entendre davantage. Votre» histoire prouve d’ailleurs que vos guerres intestines n’ont«jamais pu se terminer que par l’intervention amicale de la» France.

» 11 est vrai que j’avais pris le parti de ne me mêler en rien» de vos affaires; j’avais vu constamment vos différents gou-» vernements me demander des conseils et no pas les suivre,» et quelquefois abuser de mon nom selon leurs intérêts et» leurs passions. Mais je ne puis ni ne dois rester insensible» aux malheurs auxquels vous êtes en proie : je reviens sur«ma résolution. Je serai le médiateur de vos différends; mais«ma médiation sera efficace, telle qu’il convient au grand» peuple au nom duquel je parle. »

Dispositions A ce noble préambule étaient jointes des dispositions impé-

qui

accompagnent ratives. Cinq jours après la notification de cette proclamation,

la proclamation 1 1

''consul'" le gouvernement réfugié à Lausanne devait se transporter àBerne, le gouvernement insurrectionnel devait se dissoudre,tous les rassemblements armés, autres que l’armée du généralAndermatt, devaient se disperser, et les soldats des anciensrégiments suisses déposer leurs armes dans les communesdont ils faisaient partie. Enfin tous hommes qui avaient exercédes fonctions publiques depuis trois ans, à quelque parti qu’ilsappartinssent, étaient invités à se rendre à Paris, afin d’y con-férer avec le Premier Consul sur les moyens de terminer lestroubles de leur patrie.

Le Premier Consul chargea son aide-de-camp, le colonelRapp, de se transporter immédiatement en Suisse, pour re-