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Il UI* T U H E DE LA PAIX DAMIENS.

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mettre sa proclamation à toutes les autorités légales ou insur-rectionnelles, de se rendre d’abord à Lausanne, puis à Berne,Zurich, Lucerne, partout enfin où il y aurait une résistance àvaincre. Le colonel Rapp devait en outre se concerter pour lesmouvements de troupes avec le général Ney, chargé de lescommander. Des ordres étaient déjà partis pour mettre cestroupes en marche. Un premier rassemblement de sept à huitmille hommes, tirés du Valais, de la Savoie et des départe-ments du Rhône, se formait à Genève. Six mille hommes seréunissaient à Pontarlier, six mille à Iluningue et Bôle. Unedivision de pareille force se concentrait dans la Républiqueitalienne, pour s’introduire en Suisse par les bailliages italiens.Le général Ney devait attendre à Genève les avis qu’il rece-vrait du colonel Rapp, et au premier signal de celui-ci, entrerdans le pays de Vaud, avec la colonne formée à Genève, re-cueillir en marche celle qui aurait pénétré par Pontarlier, etse porter sur Rerue avec douze ou quinze mille hommes. Lestroupes venues par Bâle avaient ordre de se joindre, dans lespetits cantons, au détachement arrivé par les bailliages italiens.

Toutes ces dispositions arrêtées avec une promptitude ex-traordinaire, car en quarante-huit heures la résolution étaitprise, la proclamation rédigée, l’ordre de marcher expédié àtous les corps, et le colonel Rapp parti pour la Suisse, le Pre-mier Consul attendit avec une tranquille audace l’effet que pro-duirait en Europe une résolution aussi hardie, et qui, ajoutéeà tout ce qu’il avait fait en Italie et en Allemagne, allait rendreencore plus apparente une puissance qui offusquait déjà tousles yeux. Mais, quoi qu’il en pût résulter, môme la guerre, sarésolution était un acte de sagesse, car il s’agissait de sous-traire les Alpes à la coalition européenne. L’énergie, mise auservice de la prudence, est le plus beau des spectacles quepuisse présenter la politique.

L’agent de l’oligarchie bernoise envoyé à Paris n’avait pasmanqué, en se voyant si rudement accueilli, de s’adresser aux

I*îov. 18 ü* 2 .

L’nide-de-campRapp chargede porteren Suisse laproclamationdu PremierConsul.

Le geue'ra!ftey chargéd'appuyercette

proclamationavec trentemille hommes.