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[Vol. 2.]
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RUPTURE DE LA PAIX D’AMIENS.

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d'Amiens, rien que le traité d’Amiens, dont il comprenait laportée, car elle faisait allusion à Malte, il répliqua par cettemaxime : L’état du continent à l’époque du traité d’Amiens, rienque cet état. —

Cette manière de poser la question provoqua, de la part duPremier Consul, une réponse instantanée et catégorique. LaFrance, dit M. de Talleyrand par ses ordres, la France acceptela condition posée par lord Ilawkesbury. A l’époquo de la si-gnature du traité d’Amiens, la France avait dix mille hommesen Suisse, trente mille en Piémont, quarante mille en Italie ,douze mille en Hollande. Veut-on que les choses soient remisessur ce pied? A cette époque on a offert à l’Angleterre de s’en-tendre sur les affaires du continent, mais à condition qu’ellereconnaîtrait et garantirait les États nouvellement constitués.Elle l’a refusé, elle a voulu rester étrangère au royaume d’É-trurie, à la République italienne, à la République ligurienne.Elle avait ainsi l’avantage de ne pas donner sa garantie à cesnouveaux États, mais elle perdait aussi le moyen de se mêlerplus tard de ce qui les concernait. Du reste, elle savait toutce qui était déjà fait, tout ce qui devait l’ôtre. Elle connaissaitla présidence déférée par la République italienne au PremierConsul; elle connaissait le projet de réunir le Piémont à laFrance, puisqu’on lui avait refusé l’indemnité demandée pourle roi de Sardaigne; et néanmoins elle a signé le traité d’A-miens 1 De quoi se plaint-elle donc ? Elle a stipulé une seulechose, l’évacuation de Tarente en trois mois, et Tarente a étéévacué en deux. Quant à la Suisse, il était connu qu’on tra-vaillait à la constituer, et il ne pouvait être imaginé par per-sonne, que la France y laisserait opérer une contre-révolution.Mais en tout cas, même sous le rapport du droit strict, qu’a-t-on encore à objecter? Le gouvernement helvétique a réclaméla médiation de la France. Les petits cantons l’ont réclaméeaussi, en demandant à établir, sous les auspices du PremierConsul, leurs relations avec l’autorité centrale. Les citoyens

Kov. 1802.

Manière dont laquestion setrouve poséeentre 1.1 Franceet I Angleterre.