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LIVRE XVII.
•luin I8u3. Je quoi compléter les deux premiers. Le troisième bataillonfut laissé au dépôt, pour recevoir les conscrits, les instruireet les discipliner. Néanmoins, une certaine quantité de cesconscrits fut envoyée immédiatement aux bataillons de guerre,pour qu’aux vieux soldats de la République fussent mêlés,dans une proportion suffisante, de jeunes soldats, bien choisis,ayant la vivacité, l’ardeur et la docilité de la jeunesse.
Lui de recru- La conscription avait été définitivement introduite danset moyens notre législation militaire, et régularisée sous le Directoire,
employés pour
pur^iwe sur la proposition du général Jourdan, Cependant la loi quihommes, (établissait présentait encore quelques lacunes, qui avaientété remplies par une nouvelle loi du 26 avril 1803. Le con-tingent avait été fixé ù 60 mille hommes par an, levés ù l’âgede 20 ans. Ce contingent était divisé en deux parts, de30 mille hommes chacune. La première devait toujours êtrelevée en temps de paix : la secondo formait la réserve, etpouvait être appelée, en cas de guerre, à compléter les ba-taillons. On était à la moitié de l’an xi (juin 1803); on de-manda le droit de lever le contingent des années xi et xn,sans toucher à la réserve de ces deux années. C’étaient60 mille conscrits à prendre tout de suite. Eu les appelantainsi à l’avance, on se donnait le temps de les instruire et deles accoutumer au service militaire, dans les camps forméssur les côtes. On pouvait enfin recourir, s’il devenait néces-saire, à la réserve de ces deux années, ce qui présentait en-core 60 mille hommes disponibles , mais dont on comptaitne se servir qu’en cas de guerre continentale. Trente millehommes seulement demandés à chaque classe, étaient unfaible sacrifice, qui ne pouvait guère fatiguer une populationcomposée de cent neuf départements. De plus , il restait àprendre une partie des contingents des années vin, ix et x,qui n’avait point été appelée, grâce à la paix dont on avaitjoui sous le Consulat. Un arriéré en hommes est aussi difficileà recouvrer qu’un arriéré on impôts. Le Premier Consul fil, à