CAMP DE BOULOGNE.
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ce sujet, une sorte de liquidation. Il demanda, sur ces contin-gents arriérés, une certaine quantité d’hommes, choisis parmiles plus robustes et les plus disponibles; il en exempta unnombre plus grand sur le littoral que dans l’intérieur, en im-posant à ceux qui n’étaient pas appelés un service de gardes-côtes. De la sorte, il pourvut encore l’armée d’une cinquan-taine de mille hommes, plus âgés, plus forts que les conscritsdes années xi et xu. L’armée fut ainsi portée à 480 millehommes, répandus dans les colonies, le Hanovre, la Hollando,la Suisse, l’Italie et la France. Sur cet effectif, 100 mille en-viron, employés à garder l’Italie, la Hollande, le Hanovre etles colonies, n’étaient pas à la charge du trésor français. Dessubsides en argent ou des vivres fournis sur les lieux cou-vraient la dépense de leur entretien. Trois cent quatre-vingtmille étaient entièrement payés par la France, et tout à faità sa disposition. En défalquant do ces 380 mille hommes,40 mille pour les non-valeurs ordinaires, c’est-à-dire pour lessoldats malades, momentanément absents, en route, etc.,40 mille pour gendarmes, vétérans, invalides, disciplinaires,on pouvait compter sur 300 mille hommes disponibles, aguer-ris , et capables d’entrer immédiatement en campagne. Si onen destinait 150 mille à combattre l’Angleterre, il en restait150 mille, dont 70 mille, formant les dépôts, suffisaient à lagarde de l’intérieur, et 80 mille pouvaient accourir sur leHhin, en cas d’inquiétudes du côté du continent. Ce n’estpas sur le nombre qu’il faudrait juger une telle armée. Ces300 mille hommes, presque tous éprouvés, rompus aux fati-gues et à la guerre, conduits par des officiers accomplis, envalaient six ou sept cent mille, un million peut-être, de ceuxqu’on possède ordinairement à la suite d’une longue paix; carentre un soldat fait et celui qui ne l’est pas, la différence estinfinie. Sous ce rapport, le Premier Consul n’avait rien à dé-sirer. 11 commandait la plus belle armée de l’univers.
Le grand problème à résoudre, c’était la réunion des moyeu»
Juin 18U3.
Distributionde l'armee enItalie, en Hol-lande, en Ha-novre, sur lescôtes del'Océan, dansl'intérieurde la France,et
aux colonies.