LIVRE XYll.
Juin 1803.
ConventionréglantJe concoursde
la Hollande.
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sances trouveraient commode de ne point prendre parti, d’as-sister à nos défaites si nous sommes vaincus, de profiter denos victoires si nous sommes victorieux, car si l’ennemi estbattu, il le sera autant à leur profit qu’au nôtre. Mais il n’ensaurait être ainsi : elles combattront avec nous, comme nous,à effort égal. La justice le veut, leur intérêt aussi, car leursressources nous sont indispensables pour "réussir. C’est toutau plus si, en unissant nos moyens à tous, nous pourronsvaincre les dominateurs des mers. Isolés, réduits chacun ànos seules forces, nous serons insuffisants et battus. — LePremier Consul en avait donc conclu que la Hollande et l’Es-pagne devaient l’aider; et on peut dire en toute vérité, qu’enles forçant à concourir à ses desseins, il les obligeait seule-ment à être prévoyantes dans leur propre intérêt. Quoi qu’ilen soit, pour faire entendre ce langage de la raison, il avait àl’égard de la Hollande la force, puisque nos troupes occupaientFlessingue et Utrecht, et, à l’égard de l’Espagne, le traité d’al-liance de Saint-Ildephonse.
Du reste, à Amsterdam, tous les esprits éclairés et vrai-ment patriotes, M. de SchimmeJpenninck en tête, pensaientcomme le Premier Consul. On n'eut donc pas de peine à semettre d’accord, et il fut convenu que la Hollande nous aideraitde la manière suivante. Elle s’engageait à nourrir et à solderun corps de 18 mille Français et de 16 mille Hollandais, entout 34 mille hommes. A cette force de terre elle promettaitde joindre une force navale, composée d’une escadre de ligneet d’une flottille de bateaux plats. L’escadre de ligne dovaitconsister en 5 vaisseaux de haut bord, o frégates, et les bâti-ments nécessaires pour transporter 25 mille hommes et 2,500chevaux, du Texel aux côtes d’Angleterre. La flottille devaitêtre composée de 350 bateaux plats de toute dimension, etêtre propre à transporter 37 mille hommes et 1,500 chevaux,des bouches de l’Escaut il celles de la Tamise. En retour, laFrance garantissait à la Hollande son indépendance, l’intégrité