CAMP DE BOULOGNE.
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de son territoire européen et colonial, et, en cas de succèscontre l’Angleterre, la restitution des colonies perdues dansles dernières guerres. Le secours obtenu au moyen de cetarrangement était considérable, sous le rapport des hommeset de l’argent, car 18 mille Français cessaient de peser dès cetinstant sur le trésor de France, 16 mille Hollandais allaientgrossir notre armée, et enfin des moyens de transport pour 62mille hommes et 4 mille chevaux devaient être ajoutés à nosressources navales. Il serait difficile de dire toutefois pourquelle somme un tel secours pouvait figurer dans le budgetextraordinaire du Premier Consul.
Restait à obtenir le concours de l’Espagne. Cette puissanceétait encore moins disposée à se dévouer à la cause commune,que la Hollande elle-même. On l’a déjà vue, sous l’influencecapricieuse du prince de la Paix, flotter misérablement entreles directions les plus contraires, tantôt pencher vers la Franceafin d’en obtenir un établissement en Italie, tantôt vers l’An-gleterre pour s’affranchir des efforts que lui imposait un cou-rageux et infatigable allié, et perdre, dans les fluctuations,l’ile précieuse de-la Trinité. Amie ou ennemie également im-puissante, on ne savait que faire d’elle, ni dans la paix, nidans la guerre; non*que cette noble nation, pleine de patrio-tisme, non que le magnifique sol de la péninsule, contenantles ports du Ferrol, de Cadix, de Carthagène, fussent à dé-daigner, il s’en fallait de beaucoup. Mais un indigne gouverne-ment trahissait, par une incapacité profonde, la cause del’Espagne et celle de toutes les nations maritimes. Aussi, aprèsy avoir bien réfléchi, le Premier Consul ne songea-l-i! à tirerdu traité d’alliance de Saint - Ildephonse, d’autre parti quecelui d’obtenir des subsides. Ce traité, souscrit en 1796, sousla première administration du prince de la Paix, obligeaitl’Espagne à fournir à la France 24 mille hommes, 15 vais-seaux de ligne, 6 frégates, 4 corvettes. Le Premier Consulprit la résolution de ne point réclamer ce secours. 11 se dit
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Juin 1803.
Concoursde (’Espaune.
l.e PremierConsul veutconvertir enun subsideles secoursstipuléspar le traitede Saint-Ildephonse-